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1 (1898)
Entstehung
Seite
36
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II. Nous désignons 11011 la famille, mais la personne qui a porté les armoiriesque nous blasonnons, en ajoutant sa qualité, sa résidence et l'année elle figuredans les documents, ainsi que l'analyse de ces derniers, s'ils font connaître desdétails intéressants pour l'histoire.

III. En indiquant soigneusement nos sources, nous mettons le lecteur à mêmede contrôler nos renseignements.

IV. Grâce à celte indication, les intéressés pourront se procurer, sans fasti-dieuses recherches, des moulages des sceaux et des copies des pièces.

Le but que nous poursuivons par cet ouvrage est essentiellement pratique.Effectivement, en arrachant à l'oubli des milliers de blasons, nous ne nouscontentons pas de la satisfaction, quelque peu platonique, d'en avoir doté autantde familles dont plus d'une a regretté, peut-être, la perte des armoiries ancestralesou caressé l'espoir d'en obtenir de toutes neuves par la grâce du souverain ; decet amour-propre qu'on nous en pardonne l'aveu nous n'avons cure.

Le mobile principal qui nous a guidé est le désir de fournir à l'archéologueet à l'historien des documents nouveaux [tour les aider dans leurs recherchestendant à restituer leur état civil aux œuvres d'art armoriées des temps passés ouà reconstituer le passé des communes, des seigneuries et des familles.

Longtemps abandonnées par les esprits sérieux, les études héraldiques ont finipar être appréciées à leur juste valeur et, remises en honneur par les archéo-logues, par être élevées au rang de science. Intéressantes par elles-mêmes, ellesle deviennent davantage par les problèmes archéologiques et artistiques qu'ellescontribuent à résoudre. De combien d'œuvres d'art, mentionnées, naguère, sansindication de provenance, n'a-t-on pas pu reconstituer l'historique, grâce àl'explication des armoiries qui les décorent, véritable certificat d'origine!

Pour être l'un des auxiliaires les plus précieux de l'archéologie, la sciencehéraldique n'en est pas moins d'un puissant concours dans les travaux d'histoire.« La connaissance du blason, a dit Gérard de Nerval, est la clef de l'histoire. »La clef, non; mais, à coup sûr, une des clefs de l'histoire. N'est-ce pas déjàbeaucoup ?

Voilà le double point de vue auquel nous avons envisagé notre tâche, forcenous ayant été, pour ne pas dépasser un cadre trop vaste déjà, de renoncer auxenseignements que nous pouvons dégager de l'examen des sceaux pour l'étude del'architecture, du costume, des armes et de l'épigraphie.

Certes, nous eussions préféré suivre le système adopté par Demay et donner àce travail un caractère plus sigillographique ; mais cela eût accru beaucoup levolume de cette publication, et la reproduction des légendes en caractères iden-tiques à ceux des sceaux en eût compliqué sensiblement la composition. Qu'onveuille donc bien ne pas nous faire un grief de présenter un ouvrage plutôt héral-dique que sphràgistique. D 'ailleurs nous l'avons dit celui qui voudrait ensavoir plus long sur l'un ou l'autre des sceaux décrits par nous, pourra facilementretrouver les originaux.

Mais, tout en nous confinant dans le domaine héraldique, nous nous faisons undevoir d'attirer l'attention des archéologues sur les sceaux comme la mine la plus