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Sismondi
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höpitaux, ou par la taxe des pauvres, a maintenir lesmiserables qu'il travaille ä faire.

Dans cette lutte constante pour faire baisser les salaires,l'interet social, auquel chacun participe cependant, estoublie" par tous. Mais que chaque metier se Charge de sonpropre fardeau, et chaque fabricant reconnaitra bientöts'il est ou non de l'interet de sa manufacture de fairebaisser les salaires ; si, lorsque l'entretien permanent d'unhomme exige vingt sous par jour, il ne vaut pas cent foismieux les lui donner ä lui-m£me, en recompense immediatede son travail, que de lui en donner huit, comme gages, etde lui faire en recevoir douze ä titre d'aumöne.

II faut convenir cependant que, quoique le principesoit le merae, il est beaucoup plus difficile ä mettre enpratique pour l'industrie des villes que pour celle deschamps ; mais il est aussi beaucoup plus essentiel et beau-coup plus urgent d'y recourir. Jusqu'ä präsent, l'Angleterreest le seul pays oü les agriculteurs aient besoin d'etresoutenus par la charite" publique, tandis qu'il n'y a pas unpays en Europe, et c'est, il est vrai, en partie l'ouvragede l'Angleterre, dans lequel les ouvriers de toute manufac-ture ne se voient sans cesse menaces d'etre prives de leurgagne-pain, ou d'etre r6duits ä un salaire insufnsant pourleurs besoins.

II est bien evident que si les metiers pouvaient etreretablis en corporation, pour un but de charite seulement,et si les chefs du metier etaient soumis ä l'obligation defournir des secours ä tous les pauvres de leur metier, pr£-cis6ment sur le pied oü les paroisses les leur fournissent enAngleterre, on mettrait aussitöt un terme aux souffrancesauxquelles se trouve expos^e la classe ouvriere tout comme