Druckschrift 
Sismondi
Entstehung
Seite
137
Einzelbild herunterladen
 

LES REMEDES 137

la m6me que celle des paroisses, la circonscription despauvres ruraux par paroisse pourrait £tre conservee. L'en-tretien de ces pauvres serait exclusivement affecte a lacharge des gros fermiers qui les emploient: ceux-ci devraientfournir tout ce dont les pauvres ruraux auraient besoin,mais ils seraient completement exemptes de contribueren rien au maintien des pauvres que les arts industrielsrejettent sur la societe. Tout homme qui cultiverait lui-meme un heritage de moins de vingt-cinq acres, qui seraitä lui en toute proprieTe, devrait etre exempt de la taxedes pauvres. Tout fermier qui cultiverait de ses mains,par sa famille ou par ses domestiques, une ferme de moinsde cinquante acres, en devrait etre egalement exempt ;et toute facilite devrait £tre donnee par des lois nouvelles,aux grands propri^taires, pour aliener, par des amodiationsparcellaires, par des emphyteoses, et par des ventes ä longterme, une partie de leurs proprietes en faveur de leursjournaliers. Ces derniers sont dejä en partie ä leur charge ;mais ils y retomberaient d'une maniere plus immediateencore, lorsque quiconque fait valoir sa terre par journa-liers, serait oblige" d'entretenir seul, dans leur misere, lesjournaliers dont il a besoin pour ce funeste Systeme deculture. D'autre part, quiconque aurait en propriete dixacres de terre, ou en tiendrait vingt ä ferme, n'aurait aucundroit ä etre assiste par la paroisse ; et, s'il venait ä. diviserce petit patrimoine entre ses enfants, ceux-ci, ä quelquefaible portion qu'ils fussent reduits, n'y auraient aucundroit non plus.

Une teile proposition revoltera probablement les grandsproprietaires, qui exercent seuls aujourd'hui, en Angleterre,le pouvoir 16gislatif; eile n'est pourtant que juste. Les