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reglements de commerce, aujourd'hui proscrits par Topi-nion universelle, s'ils meritent leur condamnation commeaiguillon ä l'industrie, peuvent £tre justifi£s peut-6trecomme frein...
Les jurandes furent abolies en France, par la Revolu-tion, et leur retablissement n'est, en g£n£ral, demande'que par ces defenseurs des anciens prejuges, des anciensabus, qui interdisent l'examen, et qui, dans les questionspolitiques aussi bien que religieuses, sont toujours prfitsa dire : flacet quia absurdum. Cependant, l'influence de tousces Privileges, comme obstacle ä l'accroissement de lapopulation, et au deVeloppement acc&ere" de l'industrie,n'a jamais 6t€ examinde, et n'est pas si facile ä juger. Cesinstitutions sont n6es dans de petites r£publiques libreset marchandes, et dans des communautes affranchies, oüles l£gislateurs exercaient eux-m£mes les professions qu'ilssoumettaient ä ces lois. Ils £taient interesses, il est vrai,dans les monopoles qu'il etablissaient; mais l'exp^rienced'hommes libres m£rite toujours un examen plus s^rieuxque la Idgislation de ministres etrangers aux affaires qu'ilsprüfenden t regier...
Lorsque l'artisan a une propriete dans son travail,qu'il en resulte un revenu fixe, il le connait, il y propor-tionne sa famille ; lorsqu'au contraire, la valeur de cetravail doit £tre 6tablie par la concurrence, cette valeurpeut d^croitre ä l'infini; il ne connait que le travail lui-m&ne, sur lequel il compte et qu'il legue ä ses enfants ;mais il est trompe" dans son estimation : la journ^e de sesdeux fils ne vaudra pas deux fois la sienne, et, en croyantles laisser dans la m6me position que lui, il les placeradans une condition beaucoup pire.