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Sismondi
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LES REMEDES 121

examine ce que les divers gouvernements ont fait pourl'avancement de cette richesse, rarement peut-on y reconnai-tre autre chose que les cons£quences de faux systemesou les effets du hasard.

En g6neral, les gouvernements, dans la richesse commer-ciale, n'ont vu que les marchands ; ils ont cru l'interetde ceux-ci constamment conforme ä celui de la nation; etc'est presque toujours d'apres leurs conseils qu'ils ont r6gl6leurl^gislation. Ils ont cherche' äles rendre riches le plus totpossible ; ils leur ont souvent accorde un monopole direct,ou le droit exclusif d'acheter et de vendre, pour leurassurer mieux l'avantage d'acheter bon marche' et de ven-dre eher ; et lorsque les clameurs de ceux qui voulaientvendre plus eher, de ceux qui voulaient acheter meilleurmarche\ et de ceux qui regrettaient de ne pouvoir ni acheterni vendre, ont force les gouvernements ä renoncer ä des loisaussi partiales et aussi impolitiques, il est neanmoins tou-jours demeur£, dans la partie de la l£gislation commercialequ'ils ont laisse subsister, quelques restes du monopole.

Tout ce Systeme de legislation £tait constammentannonc6 comme destine" ä favoriser l'accroissement ducommerce, de l'industrie et des capitaux qui les alimentent.Sous ce point de vue, il n'y a presque aueune des lois, meimedes nations qui passent pour les plus habiles, dont on neput prouver qu'elle operait justement ä fin contraire.Mais nous venons d'annoncer que si le gouvernement pou-vait 6tre en m£me temps assez eclaire, assez bienveillantet assez impartial pour qu'on put entierement s'en fier älui, il se prfeenterait des cas oü en moderant la marchede l'industrie, et arr&tant un aecroissement desordonne\il rendrait un grand service ä la soci6te\ Quelques-uns des