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armes se rassemblassent au nom de la republique, c'6taitune question de propri^te' bien plus que de Constitutionpour laquelle ils se passionnaient. Les republiques commeles monarchies admettent non seulement les distinctionsde richesses, mais Celles de rang, et ceux qui, en se confessantrepublicains, ont presente ä leur memoire l'histoire del'univers, ne fondent point leur republique iddale sur uneegalit6 qui n'a existe nulle part. Un parti cependant quise dit republicain, aigri contre le desordre actuel, au lieude le reiormer, veut detruire l'edifice de fond en comble.Autant qu'on peut entendre ses thebries, elles attaquentles distinctions de fortune aussi bien que celles de rang;et ce sur quoi on ne peut elever de doute, c'est que ce partiregarde les proleHaires comme son armee, et que sa forceconsiste dans cette masse d'hommes si nombreuse, quisouffre, qui est menacee dans son avenir, qui se sent injuste-ment depouillee, et qui demande vengeance. Si la guerredeclarfe par les proletaires ä l'ordre etabli devait inspirerun juste effroi, il faut le dire, la maniere dont les defenseursde cet ordre ont triomphe' d'eux n'est pas faite pour inspirermoins de terreur. C'est peut-etre k un historien, que ses6tudes appellent ä comparer dans des temps divers l'explo-sion des passions populaires, ä prononcer avec force sareprobation contre le caractere de ferocite' que la colere etla peur ont imprime' au combat. Des le premier choc,on n'a voulu ni apaiser, ni concilier, mais detruire ; pour6tre sür d'atteindre le coupable, on a sacrifie' l'innocent,l'inconnu qui passait dans les rues, celui qu'un besoin urgentde pain, d'eau, de secours y faisait descendre; on a foudroye'les maisons, les magasins, quoiqu'on süt bien que lesproldtaires n'avaient ni maisons ni boutiques ; enfin le