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suite d'ancfitres. La richesse encore s'unit bien plus ais6-ment que la pauvret^ ä la distinction des manieres ; eilefacilite toute eiegance exterieure ; aussi, pour peu que leriche soit doue" de tact, ü acquiert bien vite ce poli del'esprit qu'il trouve dans tous ceux avec lesquels il vit, etqui s'arrfite ä la surface. La constante moquerie qui accableles parvenus n'atteint r£ellement que quelques originaux,qu'une incapacite" toute particuliere a rendu rebelles ä tousles enseignements du monde. Enfin la distinction de l'6du-cation a presque toujours 6te\ des la seconde generation,mise ä la port£e des riches, eile ne suppose que du loisiret de la fortune, et de notre temps il est rare qu'elle manquecompletement meme ä celui qui s'est le plus rapidementenrichi.
Mais, consider£e en elle-möme, la distinction de larichesse est un pouvoir extra-constitutionnel, un pouvoirqui devient tous les jours plus grand dans la soci6t6. L'orga-nisation economique qui prevaut aujourd'hui a 6t6 aupauvre presque tout moyen de travailler sans se mettredans la dependance absolue du riche ; eile l'a d£tache dela terre, et a rompu tous les droits perp6tuels qu'il avaitautrefois sur eile ; eile a permis au propri£taire du solde cong6dier le cultivateur avec sa famille, tout au moinsä la fin de son bail, apres sept ans, mais souvent aussi tousles ans, toutes les semaines, mfime tous les jours, comme sonnom de journalier l'indique. Le cultivateur auquel lespropriStaires refusent de l'ouvrage offre en vain le servicede ses bras et de son activit6, aucun travail ne lui estpossible, il faut qu'il meure de misere. Les industriels quidans les villes, se rassemblent dans de grands ateliers sont,s'il est possible, dans une plus grande dependance encore