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Sismondi
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32 SISMONDI

des Sabins et des Latins, eile vainquit Celles des Etrusques,des Samnites et des Brutiens ; mais chacune de ces lüttesfut pour eile aussi longue qu'obstinee et perilleuse. Quandeile eut soumis ces conf£derations si vivaces, la conqußtede l'Asie, de l'Egypte et de l'Afrique, ne lui coüta plus guereou de fatigues ou de dangers. Dans toute la suite des des-tinees romaines, les seules guerres dangereuses, les seulesguerres obstinees, furent Celles que cette republique colos-sale, dejä maitresse d'une moitie du monde, soutint contredes conf6derations plus eloignees, telles que Celles desIberes, des Gaulois ou des Germains. Les deux systemesde la centralisation et de la division du pouvoir parurentlongtemps aux prises dans le monde connu tout entier.Enfin la centralisation produisit le despotisme, et celui-ci,apres des efforts gigantesques, fut cause de la destructionde la civilisation. L'unite romaine, toute civüis6e, richeet habile qu'elle etait, ne put se ddfendre contre l'hydre ämille tetes de la barbarie libre, et partout anim£e de vie.Les confederations des Sueves, des Francs, des Allemands,des Bourguignons renverserent le grand Empire.

L'amour de l'unitS, ainsi que le culte des Souvenirs deRome, survecurent longtemps ä la chute de sa domination.Les parties de ce grand tout avant m£me d'etre separees,ne conservaient pas un sentiment de vie : on ne d6siraitplus l'independance locale; on croyait avoir besoin d'ordrespour se deiendre; on demandait un chef, et les membresd6tach.es de l'Empire ne montraient plus qu'un seul Symp-tome de vitalit6, le besoin de se reunir. Bientot en effet,on vit se former de nouveau de grandes monarchies;Th^odoric, Clothaire, Dagobert, Charlemagne, semblaientavoir rendu au monde l'image de l'Empire romain ; mais