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Sismondi
Entstehung
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13
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INTRODUCTION 13

soutenue par l'6cole orthodoxe. Supposons qu'un fabri-cant ait invente un procede qui lui permet de produireä moindres frais sa marchandise, qu'arrivera-t-il selonl'ecole ? II ne retirera de cette economie sur les frais deproduction qu'un ben^fice temporaire. Bien vite, la connais-sance de son proc£d6 se divulguera ; d'autres producteursl'imiteront; et pour tous indistinctement le coüt de pro-duction d'une part, le prix de la marchandise d'autrepart, s'abaissera. Mais les choses, selon Sismondi, se passe-ront tout autrement. Adopter le nouveau proced£, celaimplique, pour les fabricants, le sacrifice d'une masse decapital fixe et aussi d'habitudes acquises (par eux-mßmeset par leurs ouvriers), sacrifice auquel ils ne se resignerontqu'ä la derniere extr6mite\ II sera beaucoup plus facile aucontraire ä l'inventeur du procede d'6tendre l'applicationdu proc6d£, d'agrandir son usine : c'est lui qui abaisserale prix de sa marchandise et, offrant une quantite capablede satisfaire une demande toujours plus 6tendue, ruinerases concurrents. La concurrence, en r&ume, au lieu de ten-dre finalement äretablirl'6galiteentreluietses concurrents,le rend maitre du marche\ Elle aboutit, par la productionsur une grande Schelle, par la division du travail, par lesmachines, a la concentration des fortunes entre un nombred'individus de plus en plus restreint, ä la concentration destravaux dans des manufactures toujours plus grandes.Cette sociöte' fondee sur l'inegalite' des fortunes, a-t-elle,ä delaut d'fitre juste, l'avantage d'etre stable ? II n'en estrien, selon Sismondi; et c'est le second point de sad£monstration, et peut-etre le plus important. Diminuantle nombre des petits producteurs, des repr£sentants de laclasse moyenne, le regime de la concentration ne laisse