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Ystoire de li Normant
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drent puiz se moustra estre fauz prophète et que saprophecie estoit fausse. Et disoit que molt sovent lui

situation d'Amalfi à l'égard de Robert Guiscard, de 1073 au siègeet à la prise de Salerne par les Normands en 1076. Quant à Mala-terra, il se borne à parler du traité conclu entre Amalfi et RobertGuiscard, lorsque commencèrent les opérations militaires du duccontre Salerne; voici son texte, III, 3 : « Malfetani vero, Gisulfumexosum habentes, timebant quippe ab ipso puniri, eo quod inter-fectores patris ipsius, dum eos ad subjugandum sibi impugnaret,exstiterant. A duce invitati ut sibi ad obsidendum urbem navigioservitum veniant, potentiores duci locutum ex consensu aliquorumaccélérant. Dux itaque callidis pactionibus, si assentiant, si autemdissentiant, minis terrendô attentans, tandem ad confaederationemcompulit, ut si contra Gisulfum tuerentur, tota Malfa illi subjugatahaereditaliter fœderaretur. Duce vero omnia, ut expetebant, promit-tente, parte exercitus ad obsidendum urbem relicta, reliquam secumducens, cum ipsis qui inde vénérant, apud Malfam vadit, urbemsibi a civibus deliberatam suscipit, quatuor castella in ea fecit, mili-tibus suis munit ; inde cum multis Malfatanorum copiis Salernumredit. Sic deterrebat Malfatanos, si manus Guiscardi quoquo modoevaderet timor Gisulfi. »

Les renseignements qui nous sont ainsi fournis par divers auteurssur la fin d'Amalfi, en tant qu'état indépendant, complètent, sans lescontredire, ceux qui nous sont donnés par Aimé ; ainsi, c'est évi-demment la crainte de Gisulfe qui a décidé les Amalfitains à payer,tous les ans, un tribut à Robert Guiscard et, comme ils ne pou-vaient compter, pour les défendre contre le prince de Salerne, surle fils mineur de Sergius, leur souverain décédé, ils n'ont pas gardéce dernier rejeton de leur dynastie;- les assertions d'Aimé sur cepoint sont donc très plausibles. De même, on s'explique que lesAmalfitains n'étant pas secourus autant qu'ils l'auraient espéré, parRobert Guiscard, alors absorbé par la révolte de plusieurs baronsnormands contre son autorité, aient cherché auprès du pape Gré-goire VII une protection plus efficace; la réponse que Grégoire VIIfit à ses avances, témoigne de son attachement pour Gisulfe, etnous savons en effet par ailleurs qu'entre le pape et le prince deSalerne existait une grande entente politique. Quant à la soumissioncomplète et définitive d'Amalfi à Robert Guiscard, soumission qui