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Cap. 8. En cellui temps, se leva un moine qui se cla-moit Léo, fauz prophète, quar par les chozes qui avin-
indiction Ile, c'est-à-dire 1079, datée « anno sexto ducatus (RobertiGuiscardi) Amalfia; » ; une autre charte du 20 du même mois etde la même indiction (Ughelhi, VII, 397) porte également :« Anno sexto ducatus ejus Amalfiae »; citons encore une troi-sième charte du i5 juillet, indiction XV e , c'est-à-dire 1077, etqui porte « anno quarto ducatus Roberti Guiscardi Amalfise ».Il est donc bien établi qu'il faut placer en 1073 le commence-ment de la domination normande sur Amalfi, et que cet événe-a coïncidé avec la chute de la dynastie qui gouvernait la Répu-blique. Cette domination, au début, du moins, n'impliquait pasla prise de possession de la ville et du territoire par le duc Nor-mand, mais simplement la reconnaissance de sa suzeraineté et lepaiement d'un tribut annuel; en retour, Robert Guiscard s'enga-geait à défendre Amalfi contre ses ennemis et à la préserver detoute atteinte. Que tels aient été les rapports entre Amalfi etRobert Guiscard dans les premières années qui ont suivi le traité de1073, c'est ce que prouvent les vers suivants de Guillaume dede Pouille :
ic Interea ducis egregii populosa fréquenter '
Poscit Atnalfis opem, cui vectigalia dudumAnnua detulerat, nimis impugnante Gisulfo,Semper turbatam terraque marique reclamans.Robertus quœstu populi stimulante, GisulfoMandat, Amalficolas cesset vexare, tributumFerre sibi solitos; veteris corrumpere nolitFcedus amicitiae; cessare sororius tillumCogat amor ; méritas que vices se reddere spondet.Haec sibi legatis mandata ferentibus, illeDicta superba refert; negat esse sua fruiturumPace ducem, nisi digna sibi famulamina solvatNon perferre valens tant iresponsa tumorisFervidus innumera comitatus gente SalernumDux adit, et terrae parrat et maris obsidionem. »
Guillel. Apul. 1. III, v. 412-427.
Comme on le voit, ces vers du poète définissent très bien la