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absconsement fouy par la monition de lo père, et toutesvoiez jura par sacrement et fu fait chevalier de Jordain,non se curoit de son fouir, et estoit ferme, et aloient liNormant solacent par la planor. Et Jordain avec lo filestoient souz clef (i). Et vezci cornent li pape Lyon (2)voloit combatre contre li Normant, et les voloit chacier,quar diz mille de ceus homes devant diz furent vaincusde .v. cent Normant, et lo pueple de quatre conté sontconstraint de donner tribut a li chevalier Normant (3).
Cap. 34. Or veut li père nostre, cestui moine qui cesteystoire compila, dire alcune chose de ceuz qui non sontNormant, ne de rien ne toche a li Normant. Un grandhome, qui se clamoit Attone, avoit ,ij. filz, de liquel ,ij.mist lo major en prison, le menor de lui loquel devoit
(1) On voit combien est obscur ce passage; il permet cependantde conjecturer que Jourdain et ses Normands avaient été attirésdans le comté des Marses par le comte des Marses. Bérard, fils deBérard, probablement brouillé avec ses deux frères, Oderisius etRainaldus.
(2) Il faut « li pape Grégoire » ; le pape Léon IX était, à cetteépoque, mort depuis longtemps.
(3) L'auteur résume ce qu'il a dit plus haut, c. 3i, sur les 5oochevaliers de Robert de Lauritello qui ont eu raison de leurs10,000 adversaires; les quatre comtés sont sans doute ceux desMarses, de Balva, de Chieti ou Teate, et peut-être d'Amiternum. Ilest certain, comme le dit Aimé dans ce passage, que le pape, juste-ment préoccupé de l'invasion progressive des Normands vers l'Italiecentrale, et craignant pour l'indépendance temporelle de Rome et duSaint-Siège, fit à cette époque une très vive opposition aux Nor-mands ; sans compter les nombreuses excommunicatious qu'il pro-nonça contre Robert Guiscard, nous voyons que, dans le synoderomain du mois de février 1076, il excommunia également Robertde Lauritello, Gregorii VII Regist. II, 52 a, dans les Monan.Greg. de Jaffe, p. 170; voyez aussi p. 477 de ces Monumenta.