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Ystoire de li Normant
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plus grant qu'elle non fu commencié premerement, dontde celle part estoit plus forte dont premerement avoit estécommencié, la cité se clamoit la antique Palerme. Ilcomencerent contre (i) celle antique Palerme contrestercil de la cité. Et puiz quant la bataille pensèrent qu'ildévoient faire, et en celle nuit se esmurent o tout li ostage,et mandèrent certains messages liquel doient dire cornentla terre s'est rendue. Et puiz quant il fu jor, dui Caytealerent devant loquel avoient l'ofice laquelle avoient liantique, avec autrez gentilhome, liquel prièrent lo conteque sans nulle autrecondition ne covenance doie recevoirla cité a son commandement (2) ; et lo conte, bien acom-

(1) Amari propose de remplacer ce mot contre par le mot entre eten effet, avec cette modification, la phrase d'Aimé a un sens intelli-gible, elle mentionne la désunion existant dans le camp des Sar-rasins.

(2) Amari (lib. cit., t. III, p. 129), entend comme il suit la der-nière phrase d'Aimé : « le jour venu, deux Katds, c'est-à-dire deuxchefs militaires, investis des pouvoirs qu'avaient auparavant lesanciens, les Sceikh (li antique), c'est-à-dire les magistrats de la com-mune, vinrent avec d'autres notables ». Amari conclut que d'aprèsAimé, une révolution municipale remplaçant les Sceiks par les Kaîdsa avoir lieu à Palerme, dans la partie de la ville qui n'était pasencore au pouvoir des Normands, c'est-à-dire dans El-Kassar (lesNormands étaient déjà les maîtres de la Khalesal. Guillaume deHouille, III, v. 325, dit comme Aimé que les Palermitains se ren-dirent sans condition, ils ne demandaient que la vie sauve :

« Cuncta duci dedunt se tantum vivere poscunt ».

Malaterra, II, 45, semble plus dans le vrai lorsqu'il écrit que lesSarrasins posèrent ces deux conditions avant de capituler, qu'ils neseraient pas inquiétés dans leurs croyances religieuses et ne seraientpas molestés par des lois nouvelles et injustes. « Proximo mane pri-mores, fcedere interposito, utrisque fratribus locutum accedunt,legem suam nullatenus se violari vel relinquere velle dicentes, scilicetsi certi sint quod non cogantur velinjustis et novis legibus non atte-