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mit pris et gardez pour serf ou estoient vendut en longespart (i).
Cap. 18. Et en cellui temps meismes falli lo vin en lacort de lo duc, et cornent ce fust chose que il eussent deli-ciouses viandes, lui et la moillier bevoient de l'aiguë.Quar falli a lo duc lo vin non est merveille ; quar commese dit que en la contrée soe non cressoit vin, mes main-tenant en cestui temps i croist vin assez. Mes est de mer-veillier de la noble moillier soe, quar en la maison deson père, c'est de lo prince Gaymere, avoit use de boirevin peure et clare, cornent pooit boire aiguë (2).
Cap. 19. Et quant lo duc vit la poureté et la chierté dela terre et la débilité de lo pueple, fist faire .xiiij. scalle,de liquelle sept en manda de nuit a l'autre part de la citéou estoit son frère, et lo duc ala parlera son frère (3). Eten l'aurore de jor, a lo lieu ou avoit ordené lo duc, com-manda que soient dreciez les eschielles contre lo mur dela cité, et conforta li chevalier qui monteroient en la citépar desur li mur, prometoit a ceuz qui i salliroient et au-raient vittoire, honor grant et s'acorderent ensemble,Et l'un guardoit a l'autre atendant qui commencerait lopremier. Subitement un qui se clamoit Archifrede se fist
(1) Ami est seul à dire que les Palermitains manquèrent de vivrespendant le siège; Guillaume de Pouille notamment n'en dit rien.
(2) La contrée d'origine du duc Robert Guiscard était la Basse-Normandie; Aimé, ou plus vraisemblablement son traducteur, sembledire que la Normandie commençait, lorsque ces lignes étaient écrites,à produire du vin. Cette donnée provenait sans doute de quelquenormand par trop vantard.
(3) Malaterra, III, 45, confirme ce renseignement d'Aimé, il écrit:<• Machinamentis itaque et scalis ad muros transcendendos artificio-sissime compaginatis. »