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Cap. 12. Etlo prince Richart, avieinge que soit fort enadversité, toutes voiez ot dolor de ceste turbation, et re-quist l'aide del duc Robert et de ses autres amis contre laperversité de Guillerme. Et lo duc a ce que li chevaliersoe non preissent exemple de Guillerme, une pour soi arestraindre sa superbe ; mes avant que venist lo prince aCapue, lo prince manda disant a lo duc Robert cornentGuillerme estoit mort son anemi, quarlui pristune fièvreet un chaut, et de celle maladie fu mort a Rome (1). Mes
d'un homme engagé dans un redoutable duel avec son seigneur;aussi la date de sa révolte me paraîtrait devoir être placée après lemois de septembre 1068.
(1) Il n'est guère admissible que Robert Guiscard ait promis àRichard de Capoue de venir à son secours contre Guillaume deMontreuil, tant que dura le siège de Bari ; ce siège en effet absorba,pendant de longs mois, l'activité du duc Normand ; il ne dut fairecette promesse qu'après être entré en vainqueur à Bari, le 16 avril1071 ; on peut donc conjecturer qu'à cette date Guillaume de Mon-treuil vivait encore. D'un autre côté, Aimé nous apprend qu'après lamort de Guillaume de Montreuil, Richard de Capoue, voulant témoi-gner sa reconnaissance à Robert Guiscard, projeta d'aller avec luien Sicile, de faire partie de cette expédition des Normands contre lesSarrasins qui débuta par la prise de Catane et se termina par la con-quête de Palerne. Cette expédition ayant commencé au mois d'août1071, c'est donc entre le mois d'avril 1071 et le mois d'août de lamême année qu'aurait eu lieu la mort de Guillaume de Montreuil.On ne s'explique pas comment ce Guillaume de Montreuil dont lavie a été si agitée, qui s'est montré si versatile vis-à-vis de son beau-père et de son bienfaiteur, le prince Richard, qui a été si impitoyabledans sa dernière guerre en Campanie, a pu être surnommé le bonNormand — bonus Normannus. — O. Vital ne lui donne-t-il pas cesurnom à la légère et uniquement parce que Guillaume avait fait bonaccueil à son cousin Robert de Grentemesnilr
Dans ses Recherches sur l'histoire et la littérature de l'Espagneau moyen âge (3e édition, t. II, p. 338 sqq.), Dozy a soutenu queGuillaume de Montreuil avait commandé l'armée des Normands qui,