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liers et ses pedons, et ist defors avec .viij. chevaliers ettroiz cens pedons. Et Jordan torna o tout ses chevalierset ordena ses eschielles ; li un esmut a combatre, et Hautre ensaingne, et puiz se assemblèrent ensemble etcomencerent la bataille campestre; de l'une part et del'autre alcun cadirent d'une part et de l'autre en sontferut alcun et mort. Mes a la fin li chevalier Jordanlesserent la proie, contreingnant li cheval de corre, etplus pensent cornent il puissent eschaper que cornent ilspuissent mener les bestes et la proie. Et Guillerme o seschevaliers les persécuta, et pristrent li cheval et orent enprison .xxxvj. chevaliers armez, et ensi levèrent la proiede loranemis. Et torna Guillerme a Acquin vainceor desesanemis(i).
(i)Aimé, qui est seul à raconter la fin de la carrière de Guillaumede Montreuil, ne donne ni la date de sa mort ni la date de sa dernièrerévolte contre le prince Richard. Cette révolte n'a guère pu avoir lieuavant les derniers mois de 1068 ou le commencement de 1069. Cettephrase du texte d'Aimé : « Et à ce que lo pape puisse contrestercontre son seignor, rechut la terre de la main de lo pape » permet desupposer que la nouvelle équipée de Guillaume de Montreuil contrele prince Richard, eut entre autres résultats celui de mettre la désu-nion entre le Saint-Siège et la dynastie de Capoue; or, comme aumois d'octobre 1067, Alexandre 11 vint à Capoue et y fut très hono-rablement reçu par le prince Richard, c'est après cette date qu'il fautplacer la défection de Guillaume de Montreuil. Le Regestum encoreinédit de Pierre Diacre (archives du Mont-Cassin) renferme, no 483,une charte de Guillaume de Montreuil; en voici l'analyse : « Guilielmide Mustarolum comitis de comitatu Aquinensi diploma concessumDesiderio abbati Montis-Cassini, subdatum per manus Joannis dia-coni et notarii. Actum in Aquino, anno Domini 1068, mense sep-tembris, Indict. VII. Duas ecclesias sancti Constancii et sancti Chris-tofori in Aquinensi comitatu sitas, Cassinatibus donat. Au mois deseptembre 1068, Guillaume de Montreuil était donc à Aquino, faisantdes largesses aux moines du Mont-Cassin ; ce n'est guère là l'attitude