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lo mal qu'il avoit fait, et satisfaire a son seignor. Et assem-bla sa gent et clama ses amis. Et fait venir Todesque etautre gent appareilliez contre lo prince Ricchart, liqueldesirroit de destruire. Et Ji prince lessa Campaingne etassembla li sien chevalier Normant en Capue. Et lessagarde de Aquin Guillerme et lo conte Adenolfe. Et Gode-froy ala sur la cité de Acquin, et ilec ficha li paveillon etdresa, et donna la bataille pour prendre la cité. Et Guil-lerme et Adenolfe issirentotout lor chevaliers, et occisirentensemble .xv. Todesque, et ensi la superbe de Godefroycommensa a refréner, et cellui temps la fain, et ce qu'ilnon avoient vin, constrainst l'ost de retorner arrière. Et lacriée de touz pour la poureté turboit lo paveillon de loduc. Et adont quant li duc non pot soustenir la lementa-tion de cil del ost et que s'en vouloit retorner, requisqu'il vouloit parler a lo prince Richart, liquel puiz secovenirent ensemble et firent paiz, et lo duc s'en retornaen sa contrée (2).
fridum in auxilium sancti Pétri evocat. » Le duc Gottfried n'a pas eudans son expédition les succès que suppose Bonitho, mais abstractionfaite de cette erreur, Bonitho est probablement dans le vrai en disantque Gottfried est venu dans l'Italie du Sud, surtout à cause de l'invi-tation du Saint-Siège.
(1) Léo de' Marsi, qui dans la seconde partie du chap. 23 du1. III, ne s'inspire pas d'Aimé pour raconter la campagne du ducGottfried, ajoute quelques détails à ceux qui nous sont fournis parl'auteur de « l'ystoire de li Normant » ; il dit que le prince Richart,épouvanté par l'arrivée du duc, se réfugia avec ses troupes à Pate-naria, derrière le Garigliano, tout disposé à reculer jusque dans laPouille, si Gottfried continuait sa marche en avant. Il ajoute, queJourdain, fils de Richard, défendit Aquino avec Adénulfe et GuillaumedeMontreuil, enfin que la paix fut conclue grâce à l'entremise d'unNormand, Guillaume Testardita et après une entrevue du prince deCapoue et du duc Gottfried sur le pont de Todici ou Sancti Angeli(près du Mont-Cassin), enfin que Richard dut, pour obtenir la paix,