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Ystoire de li Normant
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Jehan de'Maranolle non se partoit de lo collège de loprince ne se accostoit avec ses anemis (1). Et a ce que liprince savist mex l'amor de la soe fidélité comist a lapotesté soe lo chastel de Argenté a ce qu'il peust opremereet contrester contre ses anemis. Et lo prince, quant il sotque Adenulfe et Guillerme estoient tout un, et que pournulle promission les pooit départir, il commensa a esmo-voir et a prometre a la ducesse marit de plus haute honor.C'est qu'il lui vouloit pour marit son filz Jordain, liquelavoit fait ensemble avec lui prince (2), et que la vouloitfaire princesse. La dame ducesse encontinent si consentiet s'enclina a la volenté de lo prince, et parjura, non serecorda de lo pechié; et Laude sanz foi autresi se voloitdépartir de la moillier, et laissant la compaingnie de liamis, et se humilia a lo commandement de lo prince, aloquel lo prince 'torbé de cor lui promist la fille pourmoillier, laquelle ancoiz li taillerait la teste (3). Et Guil-Ialme, quant il se vit engané de la moillier qu'il avoitjurée, et estoit abandoné de cil qu'il avoit faite la ligacontre lui, procura de raquester l'amor de lo prince.

Cap. 2. Cestui Guillerme proia li amis de lo prince etrequist li grant home que par lor prière aclinassent lavolenté de lo prince. Et lo prince fu liez et joiant de la

de l'Italie dans la seconde moitié du xie siècle. Quels sont cesrebelles de la Campanie que, d'après O. Vital, Guillaume de Mon-treuil aurait soumis au Saint-Siège ? Un texte d'Aimé, que nouscitons plus loin, indiquerait au contraire que l'activité de Guillaumes'exerça dans la Sabine, à l'est de Rome.

(1) Sur Jean de Maranolla, cf. supra, p. 167, note 5.

(2) Les chartes de Richard, prince de Capoue, montrent qu'ilassocia de très bonne heure son fils Jourdain au pouvoir.

(3) Je ne me rends pas compte de cette étrange phrase : « laquelleencoiz li tailleroit la teste. »