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lever de sa poesté (i). Adont Guillerme se mist a la voiede aler en Puille pour cerchier a ses amis ajutoire pouracquester aucuns domps. Et li amis de lo prince s'en fai-soient gabe, et li amis petit li donerent de aide, et quant
(i) Federici (Antichi duchi e consoli o plati ai Gaéta, in-4», Na-poli, 1791) a publié, p. 402, une charte ainsi datée : « Temporibusdomne Marie gloriose ducisse senatrix relicta quondam Adenulficonsul et dux bone recordationis, nec non et secundo anno, gratiadivina protegente, consul filii ejus domno Adenulfo gloriosus consulet dux, infra etate ipsius, mense martio, indictione prima » (io63).C'est pour épouser cette duchesse Marie, veuve d'Adenulfe I, duc deGaëte, et régente pendant la minorité de son fils Adenulfe II, queGuillaume de Montreuil voulait abandonner sa femme, la fille duprince Richard. Il faut donc placer vers io63 ou 1064, la lettresuivante du pape Alexandre II à Guillaume de Montreuil (de Mons-trolio, alias de Monasteriolo) concernant ses projets d'un secondmariage : « Multorum relatione cognovimustepropriam velle abjicercuxorem et adhaerere alteri, praetendentem consanguinitatis occasio-nem. Unde apostolica auctoritate interdicendo, mandamus tibi uthanc quam nunc habes uxorem, nullatenus praesumas dimittere velaliam ducere, donec episcoporum religiosorum consilium causamistam examinaverit ». Migne, Pair, lat., t. 146, p. 1387. Jaffe-Lôwenfeld, no 4524. — Une autre charte, également publiée parFederici, libr. citato, p. 396 sq., nous apprend qu'en juin 1062, lescomtes de Traêtto (sur la rive droite et non loin de l'embouchure duGariglione, c'est la ville qu'Aimé appelle Tragette), Marino, Daoferius,Landon, Pandulfe, un autre Daoferius, un troisième Daoferius, filsdu précédent, Jean, comte de Maranola (petite ville, près du Monte-Cefalo, non loin et à l'est de Gaëte), enfin, les comtes de Suio,Renier, Léon, avaient promis à Marie, régente du duché de Gaëte,de s'abstenir pendant un an de conclure, les uns sans les autres, untraité ou une convention quelconque avec les Normands : 0 nec finem,nec pactum cum Normannorum gens nec ponimus, nec firmamusper nullum ingenium sed quodeumque cum eis facere venimus,insimul vobiscum prxnominatis uter que facere firmamus. » C'estdonc dans cette ligue de seigneurs lombards, dirigée contre Richardde Capoue et ses Normands, qu'entrait Guillaume de Montreuil.