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duc s'en torna a Messine, laquelle victoire turba Parme deceuz de la terre entor. Et adont se humilia la dure volentélor a estre subjette a li victoriosissime duc. Et qu'est be-soingne de plus dire : o les bras ploiez et la teste enclinéede toutes pars venent li cayte, et aportent domps et fermentpais avec lo duc et se soumetent a lui et lor cités (i).
Cap. 24. Et lo amirail de Palerme quant il vit que ïescités de iluec entor faisoient paiz et se subjungoient, a ceque il qui estoit lo meillor non remanist derrière, mandamessage a lo duc Robert o divers présent, c'est paille co-pertez a ovre d'Espaingne, dras de lin, vaisseaux de or etd'argent, et mulle adornez de frein royal, et selles appa-reilliez de or, et secont la costumance de li Sarrazin, el sacen liquel estoient .lxxx. mille tarin. Et lo duc pensa unegrant soutillesce, et manda regraciant a lo amiral,pour lo présent qu'il avoit receu, un qui se clamoitdyacone Pierre, liquel entendoit et parloit molt bien co-
Sceddad, dont les ouvrages sont perdus ; ce dernier avait pu connaîtreà Palerme, au xiie siècle, la tradition normande sur la bataille deCastrogiovanni. Cf. Ibn-Khaldoun : Histoire de la Sicile, traductionfrançaise de Noël des Vergers, p. (83. —On a déjà bien de la peineà croire, malgré l'affirmation de Malaterra, que 700 Normands aienttué en une seule rencontre 10,000 Sarrazins, mais on voit qu'Aiméva encore plus loin que Malaterra. Léo de' Marsi a reproduit, III, 45,ces exagérations légendaires d'Aimé. Les chroniqueurs sarrazinsn'ont parlé que sommairement et en passant de la victoire des Nor-mands à Castrogiovanni ; cf. Ibn-al-Atir dans la Bibliotlieca Arabo-Sicula d'AMARi, traduction italienne, t. I, p. 448. Novairi, dans diGregorio : Rerutn Arabicarum, p. 25. — Ibn-Khaldoun, dans latraduction de Noël des Vergers, p. i83.
(1) Il ne faudrait pas trop prendre à la lettre ces soumissions deskaids musulmans à Robert Guiscard, rapportées par Aimé, car lasuite a montré qu'ils ne s'inclinèrent pas si facilement sous la loi duvainqueur.