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Ystoire de li Normant
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li païen de fouir, ne li chrestien de enchaucier les jusquequ'iL vindrent a lo mur de la terre. Et a li fossé sont prisli chevalier. Li mort sont despoillez. Li prison sont mis aestre esclave de aspre service. De quatre part de la citéfurent fait li chastelz fermez de forteresces. Et gastoientli arbre et li labour (i). Et puiz dui mois, li victoriouz

(i) On voit que, dans ce récit de la bataille de Castrogiovanni, letraducteur d'Aimé met en regard des chiffres donnés par Aimé, ceuxqui sont fournis par Malaterra et qui étaient reproduits dans le résuméde Malaterra, traduit en français, par ce même traducteur d'Aimé,sous le titre de : Chronique de Robert Viscart et de ses frères.Quoique Léo de' Marsi, III, 45, ait dit après Aimé qu'à Castrogio-vanni, Ibn-al-Hawwas avait, outre sa cavalerie, 100,000 fantassins,cette donnée, on le comprend, est tout à fait inadmissible. Ces deuxchroniqueurs s'accordent également pour dire que Robert Guiscardavait 1,000 fantassins et 1,000 cavaliers à opposer à une armée sinombreuse. C'est le chiffre qu'Aimé avait déjà donné lorsqu'à MessineRobert avait fait le dénombrement de ses troupes, avant de s'engagerdans l'intérieur de la Sicile ; mais Robert avait certainement laisséderrière lui quelques garnisons pour assurer sa retraite en cas dedéfaite ; toute son armée n'a pu le suivre jusqu'à Castrogiovanni.Malaterra, II, 17, est certainement plus près de la vérité lorsqu'ilécrit que les Normands étaient 700 « erant enim tantum modo sep-tingenti » et les Sarrazins 15,ooo. « similiter Bechamet cum quin-'decim millia armatorum haberet. » A ces 700 Normands, il fautajouter le corps des auxiliaires Sarrasins commandés par Ibn-at-Timnah ; mais les chroniqueurs arabes regardent ces Sarrazinscomme des traîtres et les chroniqueurs chrétiens ne voyant en euxque des infidèles, les premiers et les seconds daignent à peine en direun mot. Malaterra, III, 17, dit comme Aimé que les Africains setrouvaient dans l'armée d'Ibn-al-Hawwas et qu'ils combattirent contreles Normands à Castrogiovanni; Amari, t. III, p. fi, note 1, doutecependant de la véracité de cette tradition. Il est intéressant de cons-tater que Ibn-Khaldoun, qui se contente d'ordinaire pour l'histoirede la Sicile de reproduire les données de Ibn-al-Atir, ajoute cepen-dant que Roger n'avait que 700 hommes à la bataille de Castrogio-vanni; peur'-être, dit Amari, Ibn-Kaldoun tenait-il ce détail de Ibn-