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Fare (i). Et puiz que li Sarrazin sentirent que lo excel-lent duc venoit avec li fortissime Normant, il orent moltgrant paour, et bien creoient que eaux et lor terre seraientdestruct. Et s'en vont a un qui se clamoit Sausane, liquelestoit eslit amiral en Païenne (2), et cercherent grant aju-toire et secors a Messine. Et cestui aplica lor pétition, et0. .xxiiij. nez manda lo artifice liquel se clamoit gath (3),et lor manda autresi d'avivre, et pour délivrer la terremanda .viii. c. chavaliers.
Cap. 14. Et lo duc excellentissime laissa li chevalier enterre, et fist armer de molt sollempnels mariniers .ij.galéez subtilissime et molt velocissime ; et en une entrail, et en l'autre son chier frère , Rogier, et sans paourvont pour provoier lo port de Messine. Et li Sarrazin sen-tirent qui estoient ces galées, et les persécutèrent pour lesprendre ces espions, c'est qu'il aloient pour espier et pourveoir; et pour ce non laissa Robert qu'il non provoiecelle terre et quasi toute Secylle, et secur retorna a sagent.
(1) Santa-Maria-del-Faro, sur le détroit du Faro.
(2) Aimé et Malaterra, II, 8, racontent l'un et l'autre que l'amiralde Palerme envoya une flotte pour empêcher les Normands de passerle détroit ; Malaterra appelle l'amiral, Belcamuer, c'est le nom qu'ildonne à Ibn-al-Hawwas. Aimé, au contraire, lui donne celui de Sau-sane; ce dernier n'a pas en vue Ibn-al-Hawwas puisqu'il lui donneplus haut le nom de Belcho. Comme le dit Amari (t. III, p. 66,note 6), ce nom de Sausane rappelle celui de As-Simsan, ce frère deAl-Akhal, qui, après l'assassinat de son frère et le départ d'Abd-Allah et des Africains, fut quelque temps maître de la Sicile; il sepeut que la tradition normande dont Aimé s'est fait l'écho l'ait con-fondu avec Ibn-al-Hawwas.
(3) Gath, cattos dans le passage correspondant de Malaterra, II, 8;voyez dans Du Cange, ad h. v., quelle était la structure spéciale deces navires et dans Amari une note de la p. 66, t. III, op. cit.