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Cap. g. Et en cellui temps meismes, recercha lo princede Salerne, et lui demanda son don ou plus grant vindictelui prometoit. Mes maintenant plus damage reçut quenon fist. Lo prince de Salerne est renclos et atorniez dequatre plages, car avoit paor de cestui conte Richart ; etd'autre part est renserré et renclos espessement de Guil-lerme; et la proxima vicine de soi lo restraingnoit, et ladéprédation de cil de Amalfe par mer, quar a lo patriciede Amalfe avoit fait covenance avec lo conte Ricchart, etensi failloit a lo prince espérance de salver la cité.
Cap. 10. Et quant li prince de Salerne vit qu'il nonpooit autre choze faire, il requist paiz et concorde avec liAmalfiten a ce qu'il non feissent amistié auvec le conteRicchart. Et firent concordance ensemble o sacrement, etjura li prince et troiz cens de li soe gent ; et jura li patriceet autretant de Amalfe, et toute la maie volenté de devants'entrepardonerent, et promistrent de non nuire l'un al'autre ne en présent ne el tems a venir. Et ensi se consolalo prince et lui apetisa la paour ; quar il pot navigar pat-iner (i).
Cap. ii. En celui tems morut lo prince Pandulfe deCapue, a loquel subcedi son filz Landulfe. Lo conte Ri-chart fist brigue avec cestui Landulfe, non par covoitisede or ne de argent, mes par desirrier de honor. Et molt
cette expédition de Richard : parlant de la soumission définitive deCapoue aux Normands au mois de mai 1062, Léo écrit : « Cum jamper decem circiter annorum curricula Normannis viriliter ac strenuerépugnassent. » L'expédition a donc eu lieu vers io52.
(1) Aimé est seul à parler de cette réconciliation entre Gisulfe etles Amalfitains, réconciliation peu sincère évidemment et que lacrainte de Richard, comte d'Aversa et de Guillaume, frère de RobertGuiscard, imposait au prince de Salerne.