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Ystoire de li Normant
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chevalier, et la pristrent. Pandulfe se humilia et requistconcorde et paiz, et vindrent covenances, et avieingne quenon fussent clerez les covenances; toutes voies se partirento paiz et concorde ( i ).

Cap. 5. La malice de Pandulfe avoit afflit li conte deTien par fers et par fain et par bateures par molt ans.Et par la vertu de Guymarie estoit délivré. Cestui non separtoit maiz de la fidélité Guaymere dont Pandulfe locercha de chacier, mes que nul non lo pooit chacier nel'autre deffendre sans l'aide de li Normant, tant Guay-mere quant Pandulfe, et se recovra o deniers à li fortis-sime Normant (2).

Cap. 6. Guaymere fist la force soe o tout ses contes, etPandulfe tyra a soi Robert et lui fist les despens, et luidonna lo fort chastel appareillié, etli promist par jurement

( 1 ) A la suite de cette concorde et paix, Guaimar dut rendre Capoueà Pandulfe, car nous savons que ce dernier était quelque tempsaprès en possession de ses Etats.

(2) Un document analysé par Di Meo, t. VIII, p. 294, montrequ'en 1049 il y avait trois comtes de Teano, Landulfe et ses deuxneveux Pandulfe et Landulfe. Hirsch, p. 276, croit qu'Aimé exagèreles torts de Pandulfe de Capoue contre le comte de Teano, et cite àl'appui de son opinion divers textes de Léo de' Marsi; ces textesprouvent que les comtes de Teano furent pour Guaimar contre Pan-dulfe de Capoue dans les hostilités à propos des Normands établissur les terres du Mont-Cassin, qu'une sœur des comtes de Teano futfaite prisonnière par Pandulfe de Capoue, qui refusa de l'échangercontre son allié Landulfe d'Aquino, fait prisonnier par Guaimar,enfin qu'un comte de Teano fut fait prisonnier par Richer, abbédu Mont-Cassin. Rien dans tout cela n'infirme la donnée d'Aimé ;Léo de' Marsi montre au contraire que les comtes de Teano et Pan-dulfe de Capoue étaient ennemis déclarés, il se peut donc très bienque vers 1047, l'un de ces comtes ait été, pendant quelque temps,prisonnier de Pandulfe de Capoue.