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retorna veincheour. Et ensi la gloire de Pandulfe fu ani-chillée en toutes choses (i).
Cap. 40. Doi frères contes d'Aquin (2), c'est Adinulfeet Laude, por ce qu'il avoient .ij. filiez de Pandulfe luiestoient favorables. Et Adenulfe fu pris de li chevalier deGuaimere, et fu mis en prison. Et Laude son frère cer-choit de lui délivrer, et prist Richerie singuler abbé deMont-Cassin et le tenoit por faire délivrer son frère. Etliprince amoit molt cestui abbé, quaracellui temps quantlo empeor Tordena prince, et cestui abbé lo avoit donéet recommandé a lo empeor. Et li triste moine aten-doient Taide de Guaymere, et se lamentoient à Guaymerede la prison ou lor abbé estoit, et lui prioient qu'il levousist délivrer lo abbé liquel il lor avoit donné. Et apétition (3) de li moine Guaymere laissa Adenulfe et pristl'abbé.
Cap. 41. Lo chastel de saint-Benedit, loquel est aprèslo monastier de Mont de Cassyn, en cellui temps habi-toient iluec li Normant et avoient la seignorie; de loquelfaisoient dampne a li povre. Li abbé pensoit cornent il les
(1) Une charte de l'ancien couvent de S. Biaise à Aversa, analyséepar Di Meo (Annali del regno di Napoli, t. VII, p. 3 n), montrequ'en io5o, Guilielmus Barbotus, « unus de militibus de Aversa »,faisait une donation à ce couvent ; en outre, nous lisons dans I'Ano-kïmus Barensis, ad an. io5i : « Et Argiro comprehens Barbocca. »C'est donc seulement un peu avant cette dernière date qu'il fautplacer la révolte dont parle Aimé.
(2) Adenulfe et Landon, comtes d'Aquino, et, d'après Aimé,gendres l'un et l'autre de Pandulfe IV, prince dépossédé de Capoue.
(3) Léo de' Marsi, II, 68, rapporte ces mêmes incidents en ajou-tant quelques détails qui concernent plus spécialement le Mont-Cassin et qu'Aimé n'avait pas à reproduire; les deux récits sontidentiques pour le fond.