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Ystoire de li Normant
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Cerre ; Ramfrede ot Malarbine, c'est Monnerbin, etArduyne, secont lo sacrement, donnèrent sa part, c'est lamoitié de toutez choses, si corne fu la convenance. EtMelfe, pour ce que estoit la principal cité, fu commune atouz; et que non vaut la possession sans prince, secont laloy que fist Guaymarie prince de Salerne, il en vestitchascun; et puiz torna le prince a Salerne, et lo conte adAverse sain et sauf (1).

Cap. 3 i . Or dit ensi li conte de ceste cronica que quantceste cose que nouz avons devant dites furent faites et

(i) Indépendamment du commandement suprême, GuillaumeBras-de-Fer eut donc la ville d'Ascoli; Drogo, Venosa ; Arnolin,Lavello; Hugo Toutebove, Monopolis; Rodolphe, Cannes; Gautier,Civitate; Pierre, Trani; Rodolfe fils de Bébéna, S. Archangelo;Tristan, Montepeloso; Hervé Argynèse (Grigentum d'après Léo de'Marsi, il s'agit probablement de Frigento); Asclitine, Acerenza;Rainfroy, Minervino; enfin Ardouin aurait eu la moitié qu'on luiavait promise et la ville de Melfi serait restée indivise. Il est certainque plusieurs de ces villes n'étaient pas, en 1043, au pouvoir desNormands, mais Aimé a soin de nous prévenir que, dans ce partage,les Normands avaient disposé des terres « aquestées et à aquester. »Léo de' Marsi, II, 66, reproduit, sans le modifier, le partage rapportépar Aimé; Guillaume de Pouille, I, v. 321 sqq., dit que chacundes douze chefs des Normands eut une partie de la ville de Melfi etne parle pas du partage du pays :

« Pro numéro comitum bis sex statuere plateasAtque domus comitum totidem fabricanrur in urbeSed quia terrigenis terreni semper honoresInvidiam pariunt, comitum mandata récusant. »

La difficulté de ce passage d'Aimé c'est qu'on ne "sait placercette moitié de territoire qui, d'après lui, aurait été donnée àArdouin; à partir de ce partage Ardouin disparaît complètement del'histoire, il n'en est plus question ; peut-être est-il mort sur cesentrefaites ou bien Aimé aura parlé de cette donation surtout àcause de la promesse faite par les Normands à Aversa.