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Ystoire de li Normant
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consecra en son nom comme lit et tient la sainte eclize deDieu. Et dévisse recevoir de cestui mont et toz li chasteld'entor; et lo conte rechut ce que de li fidel Normant debone volenté lui fu donné (i).

Cap. 3o. Et li autre terre aquestées et a aquester par-toient entre eaux de bone volenté, et en paiz et bone con-corde. Et en ceste manière Guillerme ot Ascle; Drogo otVenoze; Arnoline ot la Belle; Hugo toute Bove et otMonopoli; Rodulfe ot Canne; Gautier La Cité; PierreTrane; Rodolfe, fill de Bebena, Saint Archangele;Tristan Monte Pelouz; Arbeo Argynese; Ascletine la

(i) M. de Blasiis (La Insurre^ione Pugliese, t. I, p. 177,note 2) ne croit pas que le Monte-Gargano ait été adjugé à Rainulfed'Aversa, parce qu'il appartenait au duché de Bénévent et à l'arche-vêque de cette ville; mais, à ce moment, il y avait, après l'affaired'Adénulfe, rupture complète entre les Normands et Bénévent. Queces derniers aient alors disposé de villes et de châteaux apparte-nant aux Bénéventins, il n'y a rien de surprenant à qui connaîtleurs procédés peu scrupuleux. Gattola a publié (Accessiones adhistoriam Cassinensem, t. I, p. 161) une charte de Richard, succes-seur de Rainulfe, comme comte d'Aversa, par laquelle il donne àDidier, abbé du Mont-Cassin, l'abbaye de Santa-Maria-in-Calena,lui appartenant et située entre le Monte-Gargano et l'Adriatique. Cedocument établit donc que les comtes d'Aversa étaient propriétairesau Monte-Gargano et témoigne par même en faveur de la véracitédu récit d'Aimé, car à l'exception du partage de 1043, l'histoire nesignale aucune autre circonstance ayant permis aux comtes d'Aversad'acquérir des biens considérables au Gargano, c'est-à-dire à unedistance considérable de leur comté. Di Meo (Annali del regno aiNapoli, ad an. io5g) et De Blasiis (La Insurre^ione Pugliese, etc.,p. 177, note 2) ont, il est vrai, émis des doutes sur l'authenticitéde cette charte, mais nous croyons que les anomalies qu'elle con-tient peuvent s'expliquer sans qu'il soit, en aucune façon, nécessairede la regarder comme apocryphe ; voyez cette démonstration dans lesNormands en Italie, par l'abbé Delarc, p. 329 sqq., note.