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et aloient secur, et toutes les cités cfeluec entor constrein-gnoient, qui estoient al lo commandement, et a la raysonet statute que estoient; ensi alcun volontairement se sou-mettaient, et alcun de force, et alcun paioient tribut dedenaviers chascun an. Li Normant alarent a la famosecité de Trane, contre laquelle combatirent molt forte-ment, et poi s'en failli qu'il non la pristrent parbataille; et s'enclinerent cil de Trane, et se laissèrentprendre, et lesserent li arme et o li bras ploiez allèrent,puis requerent pardonnance. Et un Normant, qui se cla-moit Argira, par sa folie destruit la victoire (i) : quar ola hautesce de sa voiz et o son criement opprisse la victo-riose ire de li Normant ; un de li .xij. eslit, qui semoitPierre de Gautier, en ot tel dolor, qu'il vouloit occidreArgiro, se ne fust ce que par force li compaingnon leretenirent (2).
Argiro Barensis princeps et dux Italiae. » Après avoir dit que Guai-mar avait décidé les Normands à se séparer d'Adenulfe, Guillaumede Pouille, I, v. 423 sqq., ajoute :
......... « Galli quos Appula terra tenebat
Argyro Meli genito servire volebant
Nam pater ipsius prior introducere Gallos
His et in Italia studuit dare munera primus. »
Le poète rapporte ensuite comment se fit à Bari même, dansl'église de S. Appollinaire, l'élection d'Argyros. Léo de' Marsirésume dans sa seconde rédaction le récit d'Aimé; dans la premièreil s'était borné à écrire : « E quibus (Grecis) frequenti potiti (Nor-manni) victoria, demum recedente ab eis Atenulfo, Guillelmumfilium Tancridi comitem sibi fecerunt. » II, 66.
(1) Argira n'était pas Normand; c'est là une des nombreuses dis-tractions du traducteur.
(2) Les Annales Barenses parlent de ce siège de Trani (sur l'Adria-tique entre Barletta et Bari) et expliquent ce qu'il peut y avoird'obscur dans ce passage de la traduction d'Aimé : « Postea vero
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