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et a lo conseil de l'impereor furent clamés cil de la cité,cil qui estoient de plus grant puissance et plus sages. Etquant il furent ensi asemblez pour prendre conseil qu'il
n'a donc pu, en si peu de temps, informer son gouvernement et enrecevoir des ordres. Les Annales Barenses, ad an. 1041, résumentainsi l'histoire de cette bataille : « Mense Martio, decimo septimointrante, factum est proelium Normannorum et Gracorum juxtafluvium Dulibentis. Dulkiano cum reliquo exercitu qui remanseratex ipso prœlio, fugam petierunt in Montem Pelosum. » MG. SS.,V. 54. La bataille entre les Grecs et les Normands, livrée après laprise de Melfi, ayant eu lieu le 17 mars, il faut en conclure que lesNormands sont entrés à Melfi dès les premiers jours de mars.D'accord avec les Annales Barenses, Léo de' Marsi, II, 66, dit quela bataille eut lieu : « Juxta fluvium scilicet Oliventum (l'Olivento,un affluent de l'Ofanto, à l'Est et à proximité de Melfi). » Guillaumede Pouille : « Juxta rapidas Lebenti fluminis undas, »■ 1. I. v. 282;G. Malaterra, I, 9, « In flumine quod Oliventum dicitur. » Il estcertain que les Apuliens, révoltés contre Constantinople, ceux qu'ondésignait sous le nom de Conterati, ont combattu avec les Nor-mands; d'après Lupus, il y aurait eu, dès le début, neuf Apulienset, d'après Guillaume de Pouille, trois pour un Normand. Quantau nombre des Grecs qui prirent part à cette première bataille,Malaterra (Historia Si cula, I, 9), l'évalue à « sexaginta milliaarmatorum », ce qui est inadmissible; il n'est guère possibled'admettre avec Aimé qu'ils étaient cent pour un adversaire.Cedrenus, t. II, p. 546, reproche au contraire à Dokeianos d'avoirlivré bataille contre les Normands sans avoir réuni assez detroupes. Malaterra a aussi raconté qu'avant d'en venir aux mains,Dokeianos et les Normands échangèrent divers messages ; c'est alorsqu'un Normand du nom de Hugo Tudextifen (ou Tudebufem, HugoTutabovi dans Léo de' Marsi et Hugo toute Bone (!) dans Aimé,II, 3o) assomma d'un coup de poing le cheval que montait le parle-mentaire grec, parce qu'il trouvait blessantes les propositions faitesau nom du catapan par ce parlementaire. Malaterra, Hist.Sicula, I, 9. Quant à la marche même de la bataille, Aimé estd'accord avec Guillaume de Pouille, lequel rapporte également queles Grecs n'engagèrent leurs troupes que graduellement, dans desattaques successives.