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Ystoire de li Normant
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Cap. 19. La cité de Melfe est assize en un lieu haut,laquelle de divers flumes est atornoié et entor et guarnie.Et aviegne que lo lieu ou est la cité s 1 estent en hautesce ;toutes voies pour aler la est legiere sallute et est cloze demur non haut ; mes plus sont appareillié de bellece et defortesce que de hautesce. Ceste cité est autresi comme uneporte de Puille moult forte, laquelle contresta a li

interea qui cum Rainulfo comité apud Aversam manebant, id estGuilelmus et Drogo filii Tancridi et filii Amici Gualterus et Petrones,consilio habito, relicta Aversa, filium Beneventani principis Atenul-phum seniorem super se facientes, ad Apuliam adquirendam,animum intenderunt, pergentes que applicuerunt Melphin, con-junctis que sibi Lombardis quos illic repererant, ceperunt pugnarecum Graecis. » Chronicon Casin.,11, 66. Comme nous le verrons,Léo se trompe en plaçant au début de l'expédition l'élection d'Adé-nulfe de Bénévent. D'après Malaterra, I, 8, les Normands neseraient pas partis d'Aversa pour aller s'emparer de Melfi et con-quérir la Pouille. Il raconte qu'en revenant de Sicile et après avoirpassé le Faro, Ardouin et les Normands auraient fait la guerre auxGrecs, parcouru en ennemis toutes les Calabres et ne se seraientarrêtés qu'à Melfi qu'ils auraient fondé pour avoir une position for-tifiée. Malaterra se trompe; Melfi était fondé et fortifié bien avantl'arrivée des Normands, et nous avons vu qu'Ardouin fut, après sonretour de la Sicile, le flatteur et le lieutenant de Dokeianos. Com-ment en outre admettre qu'une poignée de Normands, venant desupporter les rudes fatigues d'une campagne en Sicile, ait traversé,en tenant campagne, toutes les Calabres et se soil arrêtée seule-ment à Melfi ?

Le texte de VAnonyinus Barensis que nous avons donné plus haut,p. 63, note 3, ne permet pas non plus de regarder comme fondée laversion de Guillaume de Pouille, d'après laquelle, Ardouin, laisséde côté, ainsi que ses amis, lorsque Dokeianos avait fait à Reggiole partage du butin conquis durant l'expédition de Sicile, auraitaussitôt commencé la lutte contre les Grecs et serait venu précipi-tamment à Aversa pour décider les Normands à faire cause communeavec lui. D'accord avec Aimé, ce texte de V Anonynws Barensismontre qu'Ardouin était en Italie, avant sa rébellion, l'ami et le lieu-