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Cap. 28. Et'li religiouz impereor se.parti de la et ala amont de Cassin'; et li frère qui estoient la le visitoient, eto diligence et service lui faisoient obédience. Et fu proie
3e serait contenté des hommages et de la soumission, quelque peuplatonique, des habitants de Troja, sans prendre possession de leurville. Raoul Glaner — Historiàrum, 1. III, c. I, - a parlé en détaildu siège de Troja par l'empereur Henri ; il se peut qu'un peu defantaisie se soit glissé dans le récit qu'il en fait, néanmoins le fondmême de ce récit n'a rien d'invraisemblable et concorde assez avecce que dit Léo de' Marsi. D'après ce chroniqueur, les habitants deTroja, épuisés par un long siège et ayant tout à craindre de la colèrede l'empereur, auraient, par le procédé suivant, apaisé le ressenti-ment impérial. Avec tous les enfants de Troja, ils formèrent uneprocession à la tète de laquelle marchait, portant la croix, un pauvreermite, revêtu d'un habit de moine. Deux jours de suite, cette pro-cession se rendit au camp impérial en chantant Kyrie eleison ;l'empereur ému par cette double manifestation, finit par pardonneraux habitants de Troja; il se contenta de demander des otages etpartit sans entrer dans la ville. Mais le document le plus décisif surl'issue du siège de Troja est une charte de Basile Bojoannès, dumois de janvier 1024, indic, VII e — Trinchera, Syllabus, etc., do-cument XX, p. 21. — Par cette charte, le catapan accorde aux habi-tants de Troja de nouveaux privilèges pour les récompenser de labravoure dont ils ont fait preuve pendant le siège de Troja et de leurinviolable fidélité à l'empereur de Constantinople. Il écrit : « Noscognoscentes (il ne reste qu'une traduction latine de ce document)eorum accusatorum (les accusations de ceux qui avaient vu avecinquiétude l'établissement d'une colonie normande à Troja) diximusquod Troiani nec fecerunt nec facient contra voluntatem imperiisanctorum imperatorum nostrorum. Sed potius pro amore imperiise morti tradiderunt. Quando rex francorum cum toto exercitu suovenit et obsedit civitatem illorum et ipsi fidelissimi ita obstiteruntregh Quod rex nichil eis nocere valuit, bene civitatem eorum defen-dentes, sicut servi sanctissimi domini imperatoris, et licet omnes ressuas de foris perdiderint, propter hoc servitium domini imperatorisnon dimiserunt, nec ab ejus fidelitate discesserunt. Ob hanc igiturfidelitatem et bonum servitium, precepto domini imperatoris, dedimus