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remeinstrent, de liquel .ij. remainrent avec Athenulfeabbé de mont de Cassin, et li autre avec li sien chevaliera faire chevalerie avec lo prince de Salerne ( i ). Et secontceste ultime parole, pert que cestui troiz mille Normantvenissent novelement de Normendie.
Cap. 23. Et quant Melo se senti abandoné de Taide deli chevalier, il s'en ala cort de lo empcor et requist misé-ricorde. Et la bénignité de lo impereor li promist de fairece que Melo requeroit. Et lo impereor fu guarde de liprince de li Thodés, cornent de certe chevalier se appa-
Normandie lorsque l'on connut les premiers succès de Mélès et desNormands contre les Grecs ; R. Glaber écrit : « Interea cum auditumesset ubique quoniam paucis Normannorum concessa fuisset dessuperbientibus Grecis Victoria, innumerabilis multitudo etiam cumuxoribus et liberis prosecuta est a patria de qua egressus fuerat, Ro-dulfum, non solum permittente sed etiam compellente ut irentRichardo, illorum comité. » Après avoir traversé le Mont-Joux, cesémigrants viennent trouver Raoul qui combat contre les Grecs(Raoul Glaber ne dit rien de Mélès), assistent à plusieurs batailles,et comme Raoul ne peut l'emporter définitivement sur les Grecs, ilse décide à aller en Germanie, implorer le secours de l'empereur ;R. Glabri, Historiarum, 1. III, c. I. Aimé est donc en résumé unguide peu sûr sur ces événements et en général sur la seconde guerrede Mélès avec les Grecs, il n'a reproduit que des données ou exagé-rées ou trop vagues.
(i) Léo de' Marsi — Chronicon Cas., 1. II, 37 et 38 — donne plusde détails qu'Aimé : « Melus vero cernens se militum auxiliis desti-tutum, Normannos superstites partim apud Guaimarium, partimapud Pandulfum constituens, ipse ultra montes ad imperatorem pro-
fectus est.....Abbas (Atenulfus) necessitate coactus (pour détendre
les biens du Mont-Cassin contre les comtes d'Aquino) fortissimosaliquot sibi ex prœdictis Normannis ascivit, eosque in oppido quodPiniatarium nuncupatur (Pignataro, sur les bords du Garigliano), admonasterii bona tutanda constituit ; quod quidem illi, quandiu abbasipse superfuit, strenue satis et fideliter executi sunt. » MG. SS., VII,p. 653.