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Ystoire de li Normant
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home qui se clament Vaccaire. Et li Grex tant cornent jlen estoit remez de l'autre bataille furent mort. Et de liNormant, liquel avoient esté troiz mille, non remainstrentse non cinc cent (i); et .vj. grant home de li Normant

vicit ; Muratori, R. I. SS., t. V, p. 149; de même Lupus ad an.1019 : « Fecit prœlium supradictus Bugiano in mense Octobris curaFrancis et vicit, » MG. SS.. V, p. 57. Les Annales Darenses placentpar erreur la bataille de Cannes en 1021 : « Hic fecit prœlium Basi-lius Vulcano cum Francis; et vicit illos in civitate Canni ; » MG. SS.,t. V, p. 5 4 .

(1) Il y a bien eu une bataille entre Mélès et les Grecs à Vaccaricia'(maintenant Biccari, au nord-ouest de Troja). Léo de' Marsi la men-tionne également (cf. supra, p. 26, note 1); mais, au lieu de laplacer, comme le fait Aimé, après la bataille de Cannes, il la placeavant et avec raison, ainsi que le prouve le document suivant : Aumois de juin 1019, c'est-à-dire avant la bataille de Cannes, puisquecette bataille est du mois d'octobre 1019 (voyez la note précédente),le catapan Basile Bojoannès définit par une charte que nous avonsencore les limites du territoire de la ville de Troja qu'il venait defaire restaurer et fortifier. Trinchera, Syllabus Grœcarum, etc..Napoli, in-4 0 , i865, p. 18 sqq. Or, dans cette charte se trouve laphrase suivante : « xai i-oSiSst e!ç t->jv è%%)sr\aiav xY,v iyîav àuyoûsTavsv u èyivETO 6 itÔAsjio? êitl ropvtxïou itpwToaxaBapïou xat xsiTSTïàvouysyovÔTo? tTaV;*;; tou xovtoXsovtos. » Il s'agit bien de la bataille deVaccaricia car les territoires de Troja et de Vaccaricia sont conti-gus; nous voyons même, d'après cette charte, que certains pâturagesétaient communs aux deux villes. Léo de' Marsi est donc dans levrai en plaçant la bataille de /Vaccaricia avant celle de Cannes. Onne saurait supposer qu'il y ait eu, après la bataille de Cannes, uneseconde bataille de Vaccaricia; car nous savons par Guillaume dePouille, par Léo de' Marsi, par VAnnoymus Barensis, par Lupus,qu'après sa défaite à Cannes, Mélès alla en Germanie implorer lesecours de l'empereur et qu'il mourut à Bamberg. Maintenant, quefaut-il penser de cette donnée d'Aimé, affirmant que 3,000 Normandssont venus de Salerne au secours de Mélès, avant la dernière batailledécisive ? Évidemment il y a dans ce chiffre beaucoup d'exagération,mais le chroniqueur fait sans doute allusion à cette nouvelle émigra-tion des Normands en Italie dont parle Raoul Glaber et qui partit de