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Cap. 21. Cestui furent en aide de Melo et entrèrent enla fin de Puille auvec lui. Et commencèrent a combatrecontre li Grez, et virent qu'il estoient comme famés. Et
Testabatur enim, citsGraecos esse fugandos
Auxiliis horum, facili comitante labore.
Illi. donandum patria; munimine gentis
Hune céleri spondent, ubi forte redire licebit.
Ad fines igitur postquam rediere paternos
Cœperunt animos mox sollicitare suorum,
Italiam secum peterent. Narratur et illis
Appula fertilitas ignavia que insita genti.
Sola quibus peragi possit via, ferre moventur ;
Tutor ibi prudens promittitur inveniendus.
Quo duce de Grœcis facilis Victoria fiât.
Arrectis igitur multorum mentibus ire
Pars parât, exiguae vel opes aderant quia nullae
Pars quia de magnis majora subire volebant :
Est adquirendi simul omnibus una libido.
AggrediUntur iter, sumptis quae cuique videtur
Ferre necesse viam pro viribus ad peragendam.
Postquam gens Romam Normannica transit inermis,
Fessa labore vise Campanis substitit horis :
Fama volât, Latio Normannos applicuisse.
Melus ut Italiam Gallos cognovit adisse,
Ocius accessit, dédit arma carentibus armis
Armatos secum comités properare coegit. »
-Ce récit de Guillaume de Pouille ne contredit pas celui d'Aimé,car il se peut très bien qu'après avoir aidé à délivrer Salerne, lespèlerins Normands, revenant de Jérusalem, soient ensuite allés auMont-Gargano ; bien des pèlerins au moyen âge ont ainsi parcourula chrétienté en se rendant d'un sanctuaire à l'autre. Quant au passéde ce Mélès dont Aimé parle ici, pour la première fois, nous savonsqu'en ion, ce citoyen de Bari avait essayé de chasser les Grecs del'Italie et de reconquérir l'indépendance de sa patrie. Il livra batailleaux Grecs à Bitecto près de Bari en 1011, au mois de mai, et cettejournée coûta la vie à beaucoup d'habitants de Bari — Annales Ba-renses, ad an. ion et ioi3, MG. SS., V, 53. — En ioi3, au mois