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furent données de li signor et bone gent de Ytalie, et pas-sèrent la cité Rome et vindrent a Capue et troverent queque un de Puille, qui se clamoit Melo, estoit là chacié, etestoit chacié pource qu'il avoitesté rebelle contre lo empe-reror de Costentinople (i).
d'après Raoul Glaber — Historiarum, L. III, i. — c'est un.seigneurNormand du nom de Raoul qui, ayant des discussions avec Richard,duc de Normandie, passe en Italie avec les siens, vient à Rome oùle pape Benoît Vil l'engage à faire la guerre aux Grecs de la Pouille.Ce Raoul est évidemment le Raynolfe du traducteur d'Aimé, Léo de'Marsi écrit Rodulfus.
Remarquons enfin que le Gislebertus Botericus de la premièrerédaction de Léo de' Marsi correspond au Gisilberte Buatère d'Aimé.
Il est donc aisé de conclure que, malgré quelques erreurs dedétail, ce chap. 20e d'Aimé repose sur une base historique incontes-table.
(1) Dans la première rédaction de sa chronique, Léo de' Marsi placeaussi à Capoue la rencontre des émigrés Normands et de Melo ouMélès, c'était donc là la tradition du Mont-Cassin ; Guillaume dePouille dit également qu'elle eut lieu en Campanie ; mais, d'après cedernier auteur, Mélès, environ un an auparavant, s'était abouchédéjà une première fois, au sanctuaire de S. Michel au mont Garganoavec les Normands et leur avait proposé de s'unir avec les Lombardscontre les Grecs. Voici les vers du poète I, 11 -47 :
« Horum (Normannorum) nonnulli Gargani culmina montis
Conscendere, tibi, Michael archangele, voti
Débita solventes. Ibi quendam conspicientes
More virum Graeco vestitum, nomine Melum,
Exulis ignotam vestem capitique ligato
Insolitos mitrae mirantur adesse rotatus.
Hune dum conspiciunt, quis et unde sit ipse, requirunt.
Se Langobardum natu civemque fuisse
Ingenuum Bari, patriis respondit at esse
Finibus extorrem Graeca feritate caoctum.
Exilio cujus dum Galli compaterentur,
Quam facilem reditum, si vos velletis, haberem,
Nos aliquot vestra de gente juvantibus, inquit.