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Cap, 20. Et en cellui temps estoit rumor et odie entre.ij. princes de Normendie, c'est Gisilberte et Guillerme.Et Gisilberte, loquel estoit clamé Buatere, prist volenté
quonsque ce siège de Salerne, placé par Lupus en 1016, est le seulmentionné par les annalistes de l'Italie du Sud pour les dernièresannées du x° et les premières années du xie siècle; Lupus et Aiméparlent donc du même fait, mais comme Lupus est ordinairementprécis au point de vue de la chronologie et qu'Aimé, au contraire,procède souvent par chiffre's ronds, assez fantaisistes, en bonne cri-tique c'est l'indication de Lupus qui doit l'emporter. Du reste, d'aprèsle récit d'Aimé, les exploits des Normands au siège de Salerne ontété le prélude de la première émigration des Normands en Italie etde la campagne que firent les premiers émigrés avec Mélès contreles Grecs; or, nous verrons que cette campagne débuta en 1017.
Avant d'adopter le sentiment d'Aimé et dans la première rédactionde la Chronicon Casinense, Léo de' Marsi avait ainsi rapporté lapremière apparition des Normands en Italie : « Melus interea Capusecum principe morabatur. His primum diebus venerunt Capuam Nor-manni aliquot, quadraginta fere numéro ; qui domini sui comitisNormanniae iram fugientes, tam ipsi quam plures eorum socii qua-qua vorsum dispersi, sicubi reperirent qui eos ad se reciperet,requirebant ; viri equidem et statura procera et habitu pulchri etarmis experientissimi quorum proecipui erant vocabulo GislebertusBotericus, Rodulfus Todinensis, Gosmanus, Rufinus atque Stigan-dus. Hoc cognito Melus mox illos accersit, eorum que, etc.. » Léode'Marsi, Chron. Casin., II, 37, MG. SS., VII, 651. Léo plaçait doncimmédiatement avant l'expédition de Mélès contre les Grecs, en 1017,la première apparition des Normands en Italie, c'est-à-dire vers 1016(Voyez les préliminaires de l'édition de Léo de' Marsi par Watten-bach, MG. SS., VII, p. 555 sqq.).
Quant à I'Anonymus Casinensis, les archives du Mont-Cassinavaient, avant la Révolution française, trois manuscrits de cettechronique, rangés sous les numéros 47, 199 et 851. Le premier allaitde l'an 1000 à n52, le second de l'an 1000 à ng5, le troisième de1128 à 1212. Le manuscrit 19g a depuis disparu et il ne reste auMont-Cassin que les manuscrits 47 et 851 ; mais le manuscrit 47est évidemment le plus ancien puisqu'il ne va que jusqu'en 1152,tandis que le second allait jusqu'en iig5, et que le troisième ne