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pora quibus facta sunt, quas adnotantur vel certe aliquaoblivione praîtergressa repentis, non hax tam mihiquam relatoribus culpando ascribantur (i) ».
Le but de Malaterraest bien différent de celui d'Aimé;dans cette même lettre à l'évêque de Catane, Malaterradéclare qu'il écrit pour se conformer aux ordres ducomte Roger (frère de Robert Guiscard et mort en 'i 101),.« mihi ut ad hujus operis laborem dictandum accingar,injunxit (2) », et que son intention est de raconter lestriomphes de ce comte Roger, comment il a conquis laCalabre et la Sicile. Aimé, au contraire, cherche surtoutà glorifier Richard de Capoue et le duc Robert Guiscard;leur objectif n'est donc pas le même, aussi Aimé ne parlede Roger que par accident et ne cherche en aucune façonà rehausser sa gloire. Pour arriver à célébrer les exploitsdu comte Roger, Malaterra est cependant obligé de rap-porter les faits principaux des premières conquêtes desNormands dans l'Italie du sud, la campagne en Sicileavec Maniacès, l'invasion de la Pouille avec Ardouin,Guillaume bras-de-fer et Drogo, la guerre avec Léon IX,les commencements de Robert Guiscard et son avène-ment au souverain pouvoir, et comme tous ces événe-ments ont été également racontés par Aimé, on voit queles deux bénédictins se sont, plus d'une fois, rencontréssur le même terrain, mais, même alors, aucun des deuxn'a profité du travail de l'autre. Ce sont bien les mêmesévénements, mais la manière de les envisager n'est pas
(1) G. Malaterrae, Historica sicula dans Migne, Patr. lat., t. 149,col. 1099.
(2) G. Malaterrae, Historica sicula dans Migne, t. 149, col. 1100.