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Ystoire de li Normant
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LII
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vie à trépas que le 17 juillet 1085 ? l'épilogue duVIII e et dernier livre semblerait indiquer que le moinedu Mont-Cassin a volontairement déposé la plume (1) ;quoi qu'il en soit, nous ne pouvons que regretter gran-dement qu'il n'ait pas jusqu'au bout suivi le vaillant capi-taine dans son expédition en Orient il a battu l'em-pereur Alexis et a été si près de ceindre la couronneimpériale, dans son intervention à Rome il a délivréGrégoire VII après avoir fait fuir l'empereur Henri IVqui, moins brave que son collègue de Constantinople,n'a même pas osé se mesurer avec le redoutable Nor-mand.

Tout en écrivant l'histoire de Richard de Capoueet duduc Robert, Aimé n'a pas omis de relater en détail lesfaits qui, sans se rapporter immédiatement à son sujet,expliquent et définissent la situation ; grâce à lui, nousassistons vraiment à ce sinistre duel entre les Normandsd'un côté et de l'autre les Lombards, les Grecs et lesSarrasins et nous voyons disparaître définitivement de lascène politique ces Lombards qui, depuis tant d'années,dominaient les riantes contrées de Capoue, de Bénéventet de Salerne. Même à travers une traduction, souventincorrecte et défectueuse, on peut encore apprécier lesqualités d'Aimé comme historien, la vie, le mouvement,la passion même, toutes choses d'autant plus intéres-santes à constater qu'elles sont plus rares dans les annà-

(1) Le dernier chapitre du VIII e livre est une sorte de récapitulation del'ouvrage et il se termine par cette conclusion : ce A ces .ij. Seignors(Robert Guiscard et Richard) Dieu loquel est père et rémunérator de toutbien, pour la mérite de saint Bénédit, lor en rende mérite en vie éterne.Amen. »