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Ystoire de li Normant
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XLVIII
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de l'empereur Henri II en Italie « voloit foyz en Costen-tinople à lo empéreor loquel s'en vint en Ytalie, si corneest dit. » Ce n'était pas l'empereur de Constantinoplequi était venu en Italie, mais bien Henri II, empereur dusaint empire romain.

Les huit livres de la traduction d'Aimé nous fourni-raient plusieurs autres passages du traducteur qui sonterronés ou qui trahissent de singulières distractions;ainsi, I, 27, au lieu de « et un Normant qui se clamoitArgira... » il faut : « et un Lombart qui se clamoitArgira... », de même, III, 28, au lieu de « Raynolfecomte d'Averse, » il faut : « Pandulfe comte de Teano. »

Il y a donc, dans la traduction d'Aimé, des erreurs etdes inadvertances, et je me suis efforcé de les rectifierdans les notes accompagnant le texte, il y a aussi, mêmequand il s'agit des noms propres, une orthographe assezflottante, assez indécise, si bien qu'on a parfois quelquepeine à reconnaître et à identifier les mêmes nomsd'homme ou de ville, écrits en divers endroits de diversemanière.

Après avoir indiqué les côtés faibles du texte qui faitl'objet de cette publication, il serait, je crois, injuste dene pas rappeler qu'après tout, si nous avons encore lasubstance du travail d'Aimé, c'est au traducteur ducomte de Militrée que nous le devons, et nous, Français,nous lui devons en outre quelque reconnaissance pouravoir, au xiv e siècle, propagé notre belle langue dansl'Italie du Sud.

Une curieuse particularité caractérise cette langue dutraducteur d'Aimé.