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Ystoire de li Normant
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XLVII
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xlvij

clame tributaire. Et en ceste règne se clame terre dedemainne et se a autre seignorie, se clame colonie, comesont en cest règne la terre qui a autre seignorie. Et sanzlo roy estoit seignor Arduyne, et en celle part se clamentcolone ». Ces mots : « ceste règne » « sans lo roy » mon-trent bien que la remarque est du traducteur, elle n'a puêtre écrite que lorsque le royaume de Naples ou des deuxSiciles était constitué, c'est-à-dire longtemps après lamort d'Aimé, mais le sens général de cette remarque estbien peu intelligible. De même, 1. I, c. 9, Aimé ayantraconté que le normand Ursel, venu à Constantinople,fut envoyé par l'empereur (Michel) au secours de sonpère, l'empereur (Romain Diogène), que Ursel et RomainDiogène furent fait prisonniers et que le César (Jean)empêcha qu'ils ne fussent délivrés, le traducteur ajoute :« Autre chose est à entendre, que autre choze est Augusteet autre cose Cesare ; Auguste et impereor est une cosecome est dit devant, mes Césaire est aucune cose manqueen cellui temps ; .ij. empéreor ou Auguste et cestui quiestoient sur la Turquie estoient patrie et un autre quiestoient Césaire ; si que alors estoient .ij. empéreor et.ij. Césaire veraiement. » Le traducteur se trompe etajoute à la confusion; il n'y avait qu'un seul César, leCésar Jean. Un peu plus loin, dans ce même passage, letraducteur fait à tort de l'impératrice femme de Romain-Diogène, la femme du César Jean : « laquelle estoitmoillier de lo sage Césaire. » Ailleurs, le traducteurd'Aimé confond l'empereur d'Orient avec l'empereurd'Occident, il écrit : I, 25, au sujet d'Adénulfe, abbé duMont-Cassin, lequel épouvanté à la nouvelle de l'arrivée