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Ystoire de li Normant
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XLVI
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texte d'Aimé comme à l'égard des textes d'Isidore deSéville, d'Eutrope et de Paul Diacre.

Plusieurs de ces remarques sont sans intérêt historique,ainsi : I, i, « nous trouvons en cest premier Capitule del'estoire deli Normant que », etc. ; II, 31, « or dit ensi liconte de ceste cronica », etc.; IL, 33, « et li Normant,cornent se mostre à lire en lo livre, estoient », etc. ;VII, 34, « or veut li père nostre cestui moine qui cesteYstoire compila dire », etc. ; d'autres remarques, au con-traire, ont leur importance, ainsi : H, 7, « et est à noterque il sont .ij. Melfe, quar est Melfe et Amelfe : Melfeest en la confine de Pouille et Amélie est vers Salerne etNaple » (1); I, 22, « et s'encontrèrent li Normant contreli Grec en un lieu qui se clamoit Vaccarice (2), c'est enPuille à Melfe, où maintenant sont gentil home quise clament Vaccaire » ; I, 26, « où Troie (3) fu apertl'antique fabrique et non pas là où elle est maintenant,quar en plus vill lieu est ore ». Plus d'une fois, letraducteur d'Aimé a eu la main malheureuse; sesobservations ont rendu la pensée d'Aimé plus obscureau lieu de l'éclaircir,' dans les deux passages sui-vants, par exemple : II, 18, il s'agit de l'alliance entre lesNormands et le milanais Ardouin pour conquérir laPouille contre les Grecs ; le traducteur écrit : « Et quantil oïrent ensi parler Arduyne, se consentirent à lui. Etfont sacrement de fidélité de chascune part de paiz. Se laterre non avoit autre seignor que ou à cui face tribut se

(1) Il s'agit de Melfi et d'Amalfi.

(2) Vaccaricia.

(3) Troja.