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eu un seul et même auteur, mais de ce que tel ait étéson sentiment, il ne s'en suit nullement que ce sentimentsoit fondé ; cela ne peut, en aucune façon, détruire lespreuves décisives du contraire qui ont été données plushaut.
Remarquons que le traducteur, comme il sera dé-montré dans la III e partie de cette introduction, a fait sontravail au commencement du xiv e siècle, c'est-à-diredeux cents ans au moins après qu'Aimé avait composéson Historia Normannorum, aussi ne sait-il pas le nomde l'auteur de l'ouvrage qu'il traduit, il ne l'indique nullepart ; quelle autorité dès lors peut-il avoir lorsqu'il dit,tout à fait en passant, il est vrai, que les deux ouvragesindiqués ont un même auteur ; ce renseignement, il nel'a trouvé nulle part, c'est une pure supposition qu'il faitet elle ne repose sur rien.
Le lecteur comprendra donc que, dans cette nouvelleédition d'Aimé, on n'ait pas, malgré l'exemple de Cham-pollion-Figeac, inséré la traduction de l'Anonymi historiaSicula; Aimé n'est pour rien dans cet opuscule.
m.
DE LA TRADUCTION ET DU TRADUCTEUR D'AIMÉ.
Que toutes les traductions du manuscrit 688 aient étéfaites par une seule personne, c'est ce que démontre lalecture de ces traductions; ce sont partout les mêmesprocédés de traduction, les mêmes tournures de phrases,la même langue et, comme nous le verrons bientôt, une