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XII e siècle, après 1154 (1), ce ne peut donc être Aimé duMont-Cassin qui, en 1060, était moine dans ce monas-tère et qui, selon toute apparence, est mort avant la findu xi e siècle.
Champollion-Figeac ayant placé en 1093 ^ a mortd'Aimé, est amené par là même à déclarer que tout cequi dans l'Anonymi historia Sicula a trait aux événementssurvenus après la mort de Robert Guiscard (chap. 10-14du second livre de la traduction française), ne sauraitêtre d'Aimé, et il avoue que ces derniers chapitres sontpresque entièrement un résumé de ce qui est rapporté dansG. Malaterra (2). Mais puisqu'il fait cet aveu, commentn'a-t-il pas vu qu'il en était de même pour les chapitresantérieurs ; il était aussi facile de constater qu'ils résu-maient d'autres récits du même auteur.
Sans vouloir nous attarder à continuer une démonstra-tion que l'état actuel de la critique historique rend facile,examinons le principal argument sur lequel s'appuieChampollion-Figeac pour faire d'Aimé l'auteur del'Anonymi historia Sicula.
La traduction d'Aimé porte : I, 4 :
« En cel an apparut un merveillouz signe pour cesteforte aventure et bataille qui estoit a venir, car l'estoillequi se clame comète aparut moult de nuiz et tant defulgure qui resplendissoit comment la lune. Cestebataille brevement fu de li Normant laquelle fu faite en
(1) Cf. supra, p. xxxviij ; l'auteur parle de plusieurs rois normands deSicile; il écrivait donc après 1154 puisque à cette date est mort le premierde ces rois normands.
(2) Prolégomènes, p. lxxxviu sqq., § IX.