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Ystoire de li Normant
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XXXIX
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Champollion-Figeac, donnant à quelques expressionsdu traducteur d'Aimé une valeur et une importanceexagérées, est tombé dans une singulière méprise au sujetde YAnonytni historia Sicula; il voit dans cet opuscule,non pas un abrégé de G. Malaterra, mais un ouvrageoriginal et veut démontrer qu'Aimé du Mont-Cassin enest,l'auteur, aussi a-t-il inséré la traduction de cet opus-cule à la suite de son édition de l' Ysloire de li Normatif-et, dans ses Prolégomènes, il consacre plusieurs pages à ladémonstration de cette thèse, tout à fait insoutenable (i).Le texte de Pierre Diacre, que Champollion-Figeac con-naissait, et qu'il cite, aurait cependant lui faire com-prendre qu'il faisait fausse route en soutenant cette thèse;Pierre Diacre, énumérant les ouvrages composés parAimé, ne lui attribue, comme nous l'avons vu (2), qu'unseul travail sur les Normands, c'est-à-dire l'histoire desNormands, divisée en huit livres et dédiée à l'abbéDidier. Avant de supposer que Pierre Diacre, ordinaire-ment si exact, était incomplet en cet endroit et qu'enréalité Aimé eut laissé un autre écrit sur le même sujet,il fallait des arguments autrement décisifs que ceux pré-sentés par Champollion-Figeac. Les quatre vers en l'hon-neur de Robert Guiscard, cités plus haut et extraits deYAnonymi historia Sicula, suffisent à ruiner l'hypothèsede Champollion-Figeac. Comme il a déjà été dit, cesvers démontrent,que l'auteur de cet écrit vivait en plein

(1) Prolégomènes, p. lxxii, sqq. ; § VII de l'auteur de la Chronique.

(2) Cf. supra, viij, Introduction, p. m.