XXXVI]
C'est le début d'un autre ouvrage comprenant deuxlivres, le premier de 27, le second de 14 chapitres etracontant surtout les exploits de Robert Guiscart et deses frères, avec un court résumé du règne de Roger I er ,neveu de Robert Guiscard ; en 1101, Roger I er succédaà son père Roger le grand comte, en 1130 il se fit cou-ronner roi de Sicile et mourut le 26 février 1154. Il a étéfacile de constater que ces deux livres étaient la traduc-tion d'un texte latin publié au xvm e siècle, d'abord parCaruso, sous le titre de Anonymi historia Sicula, a Nor-mannis ad Petrum Aragonensem, ex bibliotheca Vaticana etensuite, par Muratori, sous ce titre : Anonymi Vaticanihistoria Sicula ah ingressu Normannorum in Apuliam,usque ad unnum 1282 (1).
Que cette Anonymi historia Sicula soit un abrégé deY Historia Sicula de Geoffroy Malaterra, historien béné-dictin du xi e siècle, c'est ce que démontre la comparaisondes deux textes (2); l'abréviateur s'est borné à enre-gistrer d'une façon sommaire les faits racontés par sonmodèle, il suit le même ordre que lui, sauf à élaguer lesdétails qui ne rentrent pas dans son cadre plus restreint.Lorsque s'arrête, avant la fin du xi e siècle, le travail deMalaterra, Y Anonymi historia Sicula n'est plus qu'unesimple nomenclature, et, suivant les manuscrits, cette
(1) Carusius : Bibliothe. hist. regni Siciliœ, t. II, p. 82g sqq. MuratoriR. I. SS., t. VIII, p. 745 sqq.
(2) Voyez sur cette question, l'article de R. Wilmans : ht Amollis vonMonte Cassino lier Verfasser der Cbronica Roierti Biscardi? dans VArcbiv derGesellschaft fiir altère deutsche Geschichtskunde, t. X, p. 122 sqq. Wilmansn'a pas eu de peine à démontrer que cette chronique n'était pas d'Aimé.