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« Secont ce que nouz dit et raconte la sage phylosofo,tout home naturalisent desirre de savoir, et la raison siest ceste car toute choze covoite et desirre sa perfection.Mes il n'est nulle choze qui face l'orne plus parfait quescience, quar par la science est homo fait semblable a.Dieu. Adonc l'omo doit desirrer et covoitier come poursa perfection la science. Et toutes voiez savoir et sciencesont acquestées et scuez éspecialment par littérature.Et non portant toz les homes qui sont, ne poentpas estre si grans maistres en littérature qu'il puissententendre la sentence de la lettre, et pour ce j,uste chozeest que ceauz lesquels ne poent prestement entendre lagrammère par laquelle sont ordenez et faiz les livres,qu'il facent translater la lettre en alcune vulgal langue,pour ce qu'il puissent savoir et entendre aucunes escri-tures desquelles il ont délectation et volenté de savoir.Et pour ceste choze devant dite, plot et pensa monseignorconte de Militrée, qu'il ferait translater en vulgal la chro-nique de Ysidorre secont la lettre, et pour ce qu'il setlire et entendre la lengue fransoize et s'en delitte, a faittranslater par ordre, secont la lettre en françois, la devantditte chronique et éspecialment pour sa délectation, etpour la délectation de ses amis. Mes pourlarayson de ceque aucune foizplusors chroniques parlent trop brief, je,qui li livre escrive de lettre en vulgal, se je puiz, j'ajou-drai aucunes bonnes paroles de vérité. Explicit pro-logus. »
Il semblerait, d'après ce prohème, que le traducteurvoulut surtout donner au comte de Militrée une traduc-tion de la Chronique d'Isidore de Sévillej cette chro-