XXIX
est résulté des lacunes dans le texte. Or, le manuscrit dufonds D.uchesne a les mêmes lacunes dans son texte, il ades points là où fait défaut le manuscrit 688, il est doncincontestable qu'il a été fait d'après ce manuscrit 688 (i);nous n'avons, par conséquent, à nous occuper que dumanuscrit provenant de la bibliothèque de Peiresc : c'estle texte original; l'autre ne peut nous procurer aucunrenseignement nouveau.
La première page du manuscrit 688 est encadrée d'unemarqueterie coloriée et rehaussée d'or ; huit charmantesminiatures, représentant la création du monde et la chuted'Adam et d'Eve, occupent le haut de la page; elles sontsur un fond colorié et doré, alternativement losange àcartels en sautoir, échiqueté ou fleurdelisé. Dans le basde la page, se distingue encore le contour d'un écussonqui a été soigneusement effacé, il est supporté à droite età gauche par des anges ; enfin, tout au bas, sont d'autresminiatures, mais bien maltraitées par le temps, c'est àpeine si on reconnaît dans celle de droite un lion, unefemme et un guerrier armé. Le corps de la page estrempli par l'avertissement suivant, écrit comme tout lemanuscrit, sur deux colonnes; l'écriture, qui reste lamême jusqu'à la fin du manuscrit, est une minusculeitalique, massive, serrée, sans traits superflus, à montantspeu élevés (2).
Voici cet avertissement :
« Ci se comence le prohème de la translation, laquelfait faire le seignor conte de Militrée, etc.
(1) Voyez sur ce point les Prolégomènes de Champollion-Figeac, p, lx.
(2) Champollion-Figeac, Prolégomènes, p, 3, § I.