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effect il n'y a pas grande espeVance de paix. Les s rs de Pont-carre et Brulardt allerent ä Saint Jehan d'Angeli deux jours aprespour faire signer au roy de Navarre la trefve que fut hier. 9 ) Hla signa avec grandes difficultöz; mais il ne voulut point veoir lesdits s« Pontcarre et Brulardt. Le dit s r de Pontcarre" est depuisvenu ici; il s'en est retourne. Mais je ne vous puis dire au vrayce qu'il a empörte" ne remporte, sauf que Ton tient que la der-niere volonte du roy est de n'avoir qu'une seule religion. Hierapres disner arriverent deux courriers l'un apres l'autre de cequartier lä, lesquels apres avoir parle au roy le laisserent forttriste et pensif. Mais le surplus ce sont lettres closes. II courtdesjä un bruit sourd qu'on veut vendre du bien de l'^glise pourles cinquante mille escus restant des cent mille de la bulle del'annee pröcedante. Toutesfois il n'y a rien d'expedie" encores.
Mombrun est de retour de la roine de Navarre, laquelle il amise en l'estat qu'on vous a escrit. Elle est fort malade d'unCancer proche du lieu qu'elle a le mieux aime. 10 ) Lugoly estde retour de ce mesme quartier, qui a fait pendre un sien caval-cadone, duquel j'ay oublie le nom. Le s r d'Entragues se portebien. Mons r du Maine ä ceste ceremonie du saint esprit le roy äson arrivöe [?] luy a remis la faute qu'il avoit faite de battre Chau-mont contre son commandement, et si luy a donne la fille de lafcue marescballe de Saint Andre et de monseig r de Chaumont, pouravoir laquelle il avoit battu et assiöge" la dite place. 11 ) Et eneffect le roy bait et craint si fort la Ligue qu'il ne luy voudroitrien donner. Mais il ne l'ose de rien refuser. Vous savez, commeRocroy est rendu 12 ) et comme monsieur de Guize presse Sedan etque ses fourriers [?] qui sont logez ä une lieue de lä, ont tue" lefourrier de ses logis contre les portes de Sedan. Ils empeschentqu'aucuns vivres y entrent. Monsieur de Guize promet au roy deluy rendre la place dans trois mois, s'il luy piaist luy permettrede l'assieger, et desjä s'est saisi d'un chasteau qu'il a battu, lequelappartient ä monsieur de Bouillon proche du dit Sedan. Le s r deSedan a envoye ici un gentilhomme pour supplier le roy de luydire, si c'est par son commandement que monsieur de Guize faittelles entreprizes, ou sans son adveu, et adjouste qu'il supplie aussiau roy de trouver bon, si le dit s r de Guize n'est point advoue deluy, qu'il se deffende, se promettant bien de le rechasser jusquesau fons de Lorraine. Mais le gentilhomme n'a seu encores parierau roy et moins avoir quelque responce. Ceux qui ont quelquejugement craignent que le roy se laisse aller pour assieger cesteplace, pourceque ce seroit bien d'un coste" hazarder monsieur de