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Guize et d'autre coste raettre en proye monsieur de Bouillon qu'ilcroit asseurement luy avoir trame la prinze de Rocroy et cons6-quemment estre occasion de remettre les armes es mains de mon-sieur de Guize. Car on interprette mal contre le s r de Bouillonqu'il n'ait donne advis de la dite ville de Rocroy, alors que le royn'i pouvoit plus pourveoir. Le dit s r de Bouillon remonstre, quemonsieur de Guize a luy-mesme fait faire ceste entreprise, maisou ne Ten croit pas.
Je vous ay ci-devant donne' advis que Lenoncourt a rapporteau roy que le pape luy conseilloit de faire la paix. 13 ) J'adjoustemaintenant que non seulement il est veritable mais aussi quepource que le cardinal de Pelve a decouvert et publie au conseilet parle au des avantage et de S. St<s et de S. M., qu'il a este äl'instance de l'ambassadeur de France et du cardinal d'Est chassedu consistoire et les revenus de ses ben6fices appliquez auxpovres!et que le roy en consequence de cest interdit a fait expedier sescommissions pour saisir non seulement ses benefices, mais aussi sesautres biens. Je ne vous puis rien dire de l'ambassadeur de Bernequi est ici, car je ne l'ay point veu, et si je n'ose aller seurementpar la ville, pource que je n'ay point de Prolongation. II a fautede mons r de Bellievre, qui n'est pas de retour d'Angleterre, et aaffaire de monsieur de Villeroy qui n'est pas trop facille en la ne-goce. Le jeune Brulard est revenu d'Angleterre, qui a apporte äce que j'entends que la roine d'Escosse a este degradee et de sonauthorite et de sa dignitö et confinee en une tour avec deux da-moiselles. Toutesfois je ne vous en puis rien asseurer. Monsieurde Joyeuze est ici, duquel on celebre les butines, et se deliberentde retourner au printems et aller ä Montauban monsieur de Iva [!]au reste de la Guyenne. On murmure je ne say quoy de faute demonsieur de Montmorenci pour n'avoir de plus pres le'dit s r deJoyeuze. Ou n'a point encores de nouvelles certaines que le siegede Cborges [!] soit leve. Et si est le roy en peine de savoir auvray, comment il va de monsieur d'Espernon, pource qu'il y aplusde quinze jours qu'il n'en a rien receu. La vraye emplastre detoutes ces miseres est une armee belle et puissante, mais on ne lapeut croire ici; 1 *) et si on la croyoit seulement, je pense que leschoses prendroient un train plus doux; et si une fois eile paroist,beaucoup de noblesse et generallement tout ce qui est aux maisonsdeslogera. Je me suis trouve depuis deux jours avec un seigneurde courte robbe grandement catholique, avec lequel j'ay conftre durepos que la France doit avoir; que vous, monseigneur, n'estesemploye en ceste paix. II me sembla le desirer et souhaitter avec