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entreprise. Et affin que vous n'en doutiez, madame, ils m'en ontsi fort recherche, qu'ils m'ont voulu donner leurs enffans pourgages et ostages de leur foy, et le petit homme de mon oncle metenoit lors aussi beau, comm'il a fait depuis, monsieur de Guise.Mais pour ce qu'ils me trouveroient trop ferme au Service du royet non acostable avec les serviteurs de la maison pour me bandercontre le maistre, ils firent aussi tost ceste ligue, en laquelle sij'eusse voulu, je tiendrois meilleur rang que ne tient mon oncle. 5 )Monsieur de Nevers se sentit fort offense, et la roine dit au royde Navarre qu'il estoit piquant et tousjours semblable ä soy-mesme.Madame, luy respondit-il, je crois que vous seriez bien aize d'en-tendre la verite. Mais puis que vous la refuzez, pardonnez-moy,si je vous dis que je ne puis croire que si mal disposöe en cestaage et en ceste saison vous soyez venu pour faire la paix, maispour quelque autre fait qui n'est point malaise ä cognoistre n6trop aise ä vous d'executer. Et sur cela se döpartirent, pour ceque la roine vouloit aller en son gabinet, duquel estant revenueeile toucha seullement un mot au roy de Navarre de ce qu'elleavoit entendu que monsieur le prince de Conde menassoit lemareschal de Eetz. A quoy le roy de Navarre respondit, quesans doute, si monsieur le prince trouveroit le dit s r mareschal, ille dagueroit et ,que fut en £aix fut en guerre le dit s r mareschalne s'y devoit jamais fier, pource qu'il avoit commis la plus laschetrahison au dit s r prince qui fut jamais, et il luy avoit demandedes passeports qui luy avoient este accordes volontiers, et neant-moins sous la faveur d'iceux il luy avoit soustraict Montaigu 6 ) etsoustraict par argent le gouverneur que le roy y avoit mis, et de-puis fait demanteler et ruiner la ville. Que le moyen de repareraucunement ceste faute et d'adoucir le dict s r prince est que le dits r mareschal face refaire la ville ä ses despens en fort de mas-sons; que autrement il n'y auroit jamais de paix pour luy. Laroine fit responce, que le tems adouciroit toutes choses; que cepen-dant eile manderoit au mareschal qu'il ne vint point. Ces proposfinis la roine le mena veoir les dames. II sallua madame la prin-cesse de Lorraine, 7 ) puis se retournant vers la roine luy dit qu'ilvoyoit bien qu'elle n'estoit point venue pour le d^cevoir, car eilene les avoit point amenöes trop belles, exceptant toutesfois de cenombre la dite princesse, ä qui il parla assez longuement, et luydit que monsieur le duc de Lorraine estoit un bon prince et qu'ilestoit tres-marri de ce qu'il s'estoit laisse transporter ä la Ligueet amuser de l'esperance qu'ils luy avoient donnee de faire son filsroy; et qu'il devoit tenir pour certain que si la Ligue avoit ceste